Oran grelotte. La situation est inhabituelle cette année. Le thermomètre est descendu au-dessous de zéro et l'activité de la wilaya s'est trouvée ralentie au point que certaines localités donnaient l'impression, ce week-end, d'être des espaces morts. La neige, un phénomène inhabituel pour la région, est tombée durant une bonne partie de la nuit de jeudi à vendredi, obligeant les équipes de la Protection civile à intervenir pour dégager certains carrefours, devenus dangereux pour la circulation automobile. Les équipes de la Protection civile en alerte durant ce week-end, ont multiplié les interventions dans plusieurs localités pour secourir des citoyens en difficulté. Dans la région de Bir El-Djir et Fernand-Ville, les pompiers sont intervenus au niveau de certains quartiers connus pour abriter des habitations précaires. Plusieurs maisons recouvertes de toitures en tôle ondulée ont été envahies par l'eau, ce qui a entraîné l'intervention d'équipes de la Protection civile. Les minces tôles, qui couvraient les maisons, n'ont pas résisté sous le poids de la neige qui s'était amassée durant toute la nuit. Les éléments de la gendarmerie sont intervenus, eux aussi, pour organiser la circulation automobile, devenue difficile sur certains axes routiers de la wilaya, comme le carrefour d'Es Seddikia où l'entrée de la localité de Mers El-Kebir qui connaît de grands travaux d'aménagement d'un tronçon inondable. Les travaux de curage des avaloirs, entamés dès les premières chutes de pluie au mois de novembre, ont permis à la ville d'éviter des inondations. Mis à part un accident de la circulation qui a entraîné la mort de deux jeunes hommes sur la route de Kristel, survenu mercredi dernier, les routes de la wilaya n'ont pas connu de sinistres majeurs. A Arzew, le corps d'un berger sans vie a été retrouvé dans la forêt. La victime, qui souffrait de diabète, était sortie faire paître ses moutons, surprise par le froid et de faible constitution, elle n'a pas résisté au froid. Comme dit le vieil adage, «le malheur des uns fait le bonheur des autres», les revendeurs de bouteilles de butane ont réalisé, durant ce week-end, un chiffre d'affaires record. La bouteille, cédée depuis les dernières augmentations à 250 DA, a été négociée à 270 et parfois 300 DA l'unité dans certaines localités dépourvues de gaz de ville.