Dans une brève allocution, le président de la FIFA, qui assistait pour la première fois à une Assemblée générale de la CAF en territoire africain, a souligné le rôle très important du continent dans le monde du football, dans son développement. L'Assemblée générale extraordinaire de la CAF, qui s'est tenue avant-hier au Caire en présence du président de la FIFA, Gianni Infantino, et de la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, a finalement adopté les nouveaux statuts. Au menu des délégués des 54 associations nationales, membres de la CAF, la validation définitive des statuts de l'institution faîtière, déjà approuvés en 2015, et de procéder à l'élection de deux membres africains additionnels au sein du Conseil de la FIFA (anciennement Comité exécutif) pour la période transitoire allant du 30 septembre 2016 au 16 mars 2017. Dans une brève allocution, le président de la FIFA, qui assistait pour la première fois à une Assemblée générale de la CAF en territoire africain, a souligné le rôle très important du continent dans le monde du football, dans son développement. «Nous devons aller plus loin», a-t-il martelé devant les délégués. «Nous devons passer des mots à l'action. L'Afrique est le continent qui va le plus bénéficier du concours de la FIFA.» Mais il a demandé que l'Afrique soit moins sous la coupe du politique. Et puis, il a rappelé que la secrétaire générale était une femme, une Africaine. Un signal fort, dans son esprit, envoyé à l'Afrique. Le président Hayatou a demandé aux fédérations de «poursuivre la réflexion, afin de nous projeter vers l'avenir et asseoir définitivement l'arrimage du football africain à la modernité que ce soit du point de vue réglementaire que structurel». «La santé actuelle de la Confédération africaine de football», a-t-il ajouté «est le témoignage vivant de ce que les efforts que nous avons fournis jusqu'ici n'ont pas été vains. La dizaine de compétitions que nous organisons ont un chronogramme maîtrisé, une organisation rôdée, une participation accrue et un niveau général en amélioration constante». Il a ensuite prévenu que «cette Assemblée générale extraordinaire ne marque qu'une étape dans un processus qui se veut largement inclusif. Dès sa conclusion, une large consultation à l'échelle de toutes les Associations membres de la CAF sera ouverte, afin de mettre sur pied une cellule chargée de suggérer la mise en place des réformes supplémentaires, avec pour objectif à court, moyen et long terme, d'améliorer la gouvernance, la compétitivité et le professionnalisme du football africain». L'amendement a été repoussé par 16 votes pour, 32 votes contre et cinq abstentions. L'élection des deux nouveaux membres du Conseil de la FIFA, qui compte désormais sept membres africains n'a donné lieu qu'à un seul tour de scrutin. Les candidats, au nombre de quatre, trois ayant retiré leur candidature, ont obtenu les voix suivantes: Almamy Kabele Camara (Guinée) 37, Kwesi Nyantaki (Ghana) 31, Ahmad (Madagascar: 30, Augustin Senghor 9. La prochaine Assemblée générale, qui marquera le 60e anniversaire de la CAF, aura lieu à la mi-mars 2017 à Addis-Abeba. La présidence de la CAF limitée à trois mandats Hayatou pourrait rester encore 12 ans! La Confédération africaine de football a limité à trois les mandats de son président, une mesure qui entre en vigueur à partir de l'élection prévue en mars 2017. Junior Binyam, le porte-parole, chargé des médias à la CAF, a expliqué à la BBC que cette nouvelle décision a été approuvée par les dirigeants de l'instance chargée du football africain, lors d'une assemblée générale extraordinaire tenue avant-hier au Caire. Le Camerounais Issa Hayatou, qui dirige la CAF depuis 28 ans, a la possibilité de rester à ce poste pendant 12 ans encore, soit trois mandats. Cette limitation des mandats concerne aussi les membres du comité exécutif de l'organisation. «La principale raison de cette modification des statuts de la CAF, c'est de les aligner sur ceux de la FIFA», a expliqué Junior Binyam, ajoutant que d'autres réformes sont attendues.