Les dérives sans fin «dénoncées» maintes fois dans ces mêmes colonnes, ont atteint cette fois un seuil tel que nous ne cautionnerons jamais ce qui se passe actuellement au sein de notre football national. La notion du «tous pourris» évoquée par nos soins dans ces mêmes colonnes, et qui semble plus que jamais incontestable, notamment au lendemain de la dernière très «piètre» et simulacre assemblée extraordinaire en date de la LFP que préside toujours Mahfoud Kerbadj, a malheureusement été renforcée par une nouvelle affaire de tentative de corruption dévoilée par l'ex-président du CA Batna, en l'occurrence Farid Nezzar. L'ex-boss du club chaoui, qui avait pour rappel, jeté l'éponge au lendemain de la dernière défaite à domicile des Cabistes devant la JS Kabylie (2-0), et qui avait auparavant, lors de la dernière AG ordinaire de la FAF, interpellé de vive voix en compagnie de Moh Chérif Hannachi, l'ex-président Raouraoua, pour aller vers un championnat «à blanc», a encore fait parler de lui, à la veille du dernier match CAB-DRBT. L'ancien président du CA Batna aurait été «approché» par l'actuel patron numéro un du DRB Tadjenanet, afin que plusieurs joueurs du CAB lèvent le pied face au Difaâ, pour permettre au club constantinois de glaner à Batna 3 capitaux points pour son maintien en Ligue 1. Selon donc les dires de Farid Nezzar, il aurait finalement «accepté» de rencontrer quelque part Tahar Guéraïche, pour que ce dernier lui propose la coquette somme d'un milliard de centimes, afin de faire gagner le Difaâ à Batna. Mais toujours selon l'ex-président batnéen, contrairement à ce qu'il avait omis de faire, lorsque les dirigeants de la Saoura l'avaient à l'époque, «sollicité», il a cette fois pris la précaution d'aviser les services de la sûreté locale qui auraient ainsi «diligenté» un de ses éléments, pour assister au tête-à-tête. Ne doutant nullement du scénario mis en place par Farid Nezzar, le président Guéraïche aurait été ainsi pris en flagrant délit de tentative de corruption, en présence même d'un policier en civil, et donc pris la main dans le sac, au même titre qu'un autre dirigeant du DRB Tadjenanet. Cette affaire qui a son tour créé un véritable buzz sur la Toile du Net, au point d'avoir alerté Mahfoud Kerbadj, serait désormais entre les mains du procureur de la République de Batna, avec notamment la comparution dès ce lundi, de Nezzar et des deux actuels dirigeants du DRB Tadjenanet, directement mis en cause. Farid Nezzar qui aurait ainsi promis de faire d'autres graves révélations, concernant notamment certains matchs dernièrement perdus au stade Sefouhi par le CAB, voudrait de la sorte agir par amour envers le club des Aurès. Il est vrai que depuis la tenue de la dernière AGE de la Ligue en charge du championnat des Ligues 1 et 2, et au cours de laquelle tous les acteurs présents «se sont donné» en spectacle, il est désormais avéré que la corruption au grand jour, est bel et bien devenue courante, et n'épargne plus personne. Les dérives sans fin «dénoncées» maintes fois dans ces mêmes colonnes, ont atteint cette fois un seuil tel que nous ne cautionnerons jamais ce qui se passe actuellement au sein de notre football actuel. Pour preuve, la guerre désormais «ouverte», et dorénavant affichée au grand jour entre Zetchi et Kerbadj, via des présidents de clubs, indignes aujourd'hui de diriger de la sorte des clubs de football de l'élite, confirme une fois de plus le profond marasme dans lequel s'enfonce sans fin le sport-roi algérien. Le plus dramatique dans tout cela se situe dans le fait indéniable que tous ces milliards de centimes sans cesse évoqués pour maintenir en vie des clubs constamment au bord du gouffre, ont malheureusement «pourri» la plupart des acteurs actuels, en l'absence d'une justice extrêmement ferme. Un spectacle de plus en plus «méprisable», et qui constitue aujourd'hui une véritable «insulte» envers tous les authentiques citoyens de l'Algérie du foot.