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«La France veut se blanchir de ses crimes»
Publié dans L'Expression le 25 - 05 - 2005

L'invité de L'Expression ne s'embarrasse pas de décocher des flèches tant aux dirigeants algériens que français.
La fondation du 8 Mai 1945 n'est pas le produit d'une action spontanée. C'est plutôt le fruit d'une réelle volonté de corriger les lectures biaisées de l'histoire coloniale française en Algérie. L'on apprendra de la bouche de Mohamd El-Korso que l'idée de création d'une telle association avait germé vers la fin des années 60. Mais il a fallu attendre 1990 pour voir le projet prendre sérieusement forme et se concrétiser à travers le lancement effective de la fondation du 8 Mai 1945 à partir de la ville de Kherrata. Née dans une conjoncture politique particulière avec la libération tous azimuts de la liberté d'expression, la fondation, présidée alors par Bachir Boumaâza est venu si l'on peut dire comme un cheveu sur la soupe.
Cependant, soutient l'invité de L'Expression et actuel président de cette institution gardienne de la mémoire collective, «la fondation du 8 Mai 1945 a eu le mérite d'exister dans un environnement politico-médiatique où l'on a constaté l'émergence d'un discours qui remettait en cause l'atrocité de la colonisation.» Aussi, l'approche de la fondation a-t-elle contribué à alimenter le débat et permis, par là même, à l'enrichir au bénéfice de la mémoire collective nationale.
Un enrichissement qui se matérialise presque exclusivement à travers une mission d'abord pédagogique. «Notre premier objectif est essentiellement pédagogique. Nous estimons que les jeunes générations doivent être correctement informées de cet épisode de l'histoire du pays, qu'est le génocide du 8 Mai 1945», assure M.El-Korso qui insiste sur l'importance de «répandre en Algérie une culture historique». Au sens où il est primordial, selon lui, que «les Algériens n'oublient pas leur passé et l'assument avec ses côtés positifs et négatifs». En d'autres termes, la fondation s'est donnée pour mission d'enseigner l'histoire telle qu'elle s'est produite et non pas telle que les politiques des deux bords de la Méditerranée souhaiteraient qu'elle soit. Ainsi, l'invité de L'Expression ne s'embarrasse pas de décocher des flèches tant aux dirigeants algériens que français. Sur cet aspect des choses, M.El-Korso soutient qu' «il est impératif de reconnaître le fait historique qui veut que les massacres du 8 Mai 1945 sont le prélude à la guerre de Libération nationale», chose que le discours officiel, depuis l'indépendance du pays, ne reconnaît en tant que tel, pour des raisons éminemment politiques. Pareil pour l'attitude de l'Etat français par rapport à la colonisation. Le président de la fondation du 8 Mai 1945 dénonce, à ce propos, avec une grande fermeté, la promulgation en France d'une loi portant «reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés». Pour notre invité, ce texte, promulgué en février dernier, «a pour première fonction de blanchir la France des crimes commis durant des siècles de colonisation». M.El-Korso retient notamment de cette loi, l'article 4 qui stipule que «les programmes de recherches universitaires accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française (...) et accordent aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires, la place éminente à laquelle ils ont droit.» Pour notre invité, les déclarations faites par l'ambassadeur de France à Sétif qui sont intervenues en même temps que la promulgation de ladite loi, font partie d'un stratagème pour «noyer le poisson», puisque dans les faits, il y a contradiction entre la loi et les déclarations des officiels français.
Cette volonté, toute française, de vouloir minimiser le s de l'armée coloniale en Algérie a donc trouvé face à elle une fondation qui après une quinzaine d'années d'activité a pris beaucoup de maturité et a été d'un apport conséquent dans le débat qui a eu lieu autour du 60e anniversaire des massacres de Sétif Guelma et Kherrata. Ainsi, la fondation du 8 Mai 1945 n'aura pas été créée pour rien, bien au contraire. Cela dit, assure M.El-Korso, le travail de l'institution qu'il préside est loin d'être fini. La mission pédagogique qu'elle s'est assignée est plus que jamais d'actualité.


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