Six personnes d'une même famille sont décédées, vendredi dernier, par asphyxie, dans la commune de Salah Bey, dans la wilaya de Sétif. Le monoxyde de carbone continue de causer des pertes humaines...Près de six personnes d'une même famille sont décédées vendredi dernier par asphyxie, à la commune de Salah Bey, dans la wilaya de Sétif. Intervenant sur les lieux, les éléments de la Protection civile ont transféré les corps des victimes à un établissement hospitalier. Ces six décès s'ajoutent à la liste macabre engendrée par ce gaz inodore et invisible qui a causé la mort de plusieurs personnes depuis le début de l'hiver et même avant. Faut-il rappeler que déjà au mois de janvier dernier, la Protection civile avait fait état dans un bilan de la mort de 47 personnes en un mois, asphyxiées par ce gaz toxique, tandis que 444 autres ont été secourues. A partir de là, l'alerte a été lancée. Les campagnes de sensibilisation à cet effet se sont multipliées dans les supports médiatiques pour tenter de toucher le plus de monde possible. Les experts se sont succédé sur les plateaux des chaînes de télévision et les radios pour essayer de comprendre les causes du phénomène, appelant les Algériens à redoubler de vigilance. Mais visiblement, cela n'a pas été suffisant pour endiguer le fléau. En effet, depuis, beaucoup d'autres morts ont été enregistrés. Des familles entières ont été décimées. Le 23 mars dernier, trois personnes ont péri par asphyxie en 24 heures. «Trois personnes ont perdu la vie intoxiquées par des fuites de monoxyde de carbone émanant d'un chauffe-bain dans la wilaya de Sétif, au cours des dernières 24 heures», avait indiqué la Protection civile. Un mois plus tôt, en février, c'est un autre bilan lourd qu'a établi la Protection civile avec un nombre de neuf morts en l'espace de 48 heures.