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La critique d'art, cet instrument...
ANNEE DE L'ALGERIE EN FRANCE
Publié dans L'Expression le 07 - 01 - 2002

Apporter du sens à une oeuvre, c'est lui prodiguer une certaine critique, à même de lui insuffler toute sa valeur...
L'artiste a eu, de tout temps, besoin d'affirmer son existence et son talent au moyen de ce qu'il a de plus cher, sa création. Il souhaite par là s'affirmer et être reconnu dans ses diverses expériences. Témoin de son temps en tant que «révélateur» d'idées et de sens. C'est au critique d'art ainsi que revient la «tâche» de les décrypter.
En cela, le travail de critique d'art se présente comme primordial, une fonction prépondérante, jouant un rôle déterminant dans la promotion et le soutien aux artistes dans son pays comme à l'étranger. Dans ce cas, la critique d'art tend à être l'instrument fondamental de réflexion et de découverte de talents ; d'où son utilité.
La critique d'art est, par conséquent, le lieu privilégié des rencontres et de la collaboration entre le monde de la presse et celui de l'art... A cet effet, le département arts plastiques du commissariat général de l'année de l'Algérie en France a eu la judicieuse idée d'organiser, à l'Ecole des Beaux Arts une rencontre avec quatre critiques d'art français connus pour leurs contributions de haut niveau autour justement de ce travail qu'est le décryptage d'une oeuvre d'art (que ce soit un tableau, un film, une pièce de théâtre, un roman...). A cette rencontre-débat qui a eu lieu dans l'amphithéâtre du dernier étage de cet établissement, de nombreuses personnes y ont pris part, en l'occurrence, des amateurs d'art, des étudiants aux Beaux-Arts, des universitaires, une foule d'artistes, notamment le collectif d'Essebaghine... Tous sont conscients, hélas, de la pauvreté de la production culturelle en Algérie et du manque de critiques d'art au sens propre du terme. Et dans le cadre de l'Année de l'Algérie en France, il est utile de signaler que c'est sur la base d'un annuaire des artistes constitué par l'équipe du département arts plastiques que s'effectueront les sélections aux expositions programmées en 2003 et la sélection se fera par les responsables des galeries ou par les commissaires d'expositions, chargés de la sélection des projets. Ce sont ces gens-là qui devront porter un «regard critique» sur l'oeuvre de chaque artiste.
Pour susciter l'étonnement et l'engouement, nos artistes devront répondre à certains critères et se distinguer, par ailleurs, par leur originalité. C'est M.Ramon Tio Bellido, commissaire et organisateur d'expositions, mais aussi formateur de critiques d'art, qui a ouvert cette conférence avant-hier en situant d'emblée le rôle du critique dans la société comme étant une «fonction» et non pas une «profession». A l'aide de plusieurs diapositives mettant en relief de nombreuses expositions, M.Bellido nous indiquera tous les indices révélateurs de l'organisation d'une bonne exposition: la disposition des tableaux par rapport à la réalité spatiale, la dimension du tableau, l'environnement, la façon dont sont disposées les oeuvres... participent à la réussite de l'expo. «L'expo devient une illustration de l'oeuvre elle-même», révèle M.Tio et d'indiquer «la conjonction qu'il y a entre le génie de l'oeuvre et le génie du lieu», faisant référence ainsi à l'appropriation de certains artistes dans les années 80 de certains espaces qui recouvraient auparavant d'autres fonctions que celles d'un lieu d'exposition notamment un bâtiment commercial... Enfin le montage et l'installation sont tout aussi importants dans l'art moderne. «C'est ce que nous tendons à inculquer à nos étudiants», dit-il. Mme Evelyne Artaud, critique d'art, commissaire d'exposition et directrice de collection aux éditions Cercle d'art fera remarquer, que, contrairement à jadis où il leur était assigné un endroit spécifique pour la création, l'atelier, pour passer immédiatement au musée, l'artiste aujourd'hui a acquis plus de «liberté» par le pouvoir et la force de la «ruse».
Le lieu de création a changé. «On trouve l'oeuvre là où on ne l'attend pas» et d'ajouter: «Il faut bien donner du sens là où il n'y en a plus». En sa qualité de free-lance, Mme Evelyne Artaud, ex-journaliste et philosopque, nous signifie qu'elle travaille «non pas dans les institutions, mais avec les institutions». C'est pourquoi, «au lieu de défendre le concept de l'Année de l'Algérie, je vais défendre les oeuvres des Algériens en les proposant dans des lieux où je travaille en France, notamment les conservateurs de musées ou les Centres des Arts», dit-elle avec conviction. Par ailleurs, le journaliste et auteur de plusieurs nouvelles, M.Gilles de Bure, ne manquera pas, de prime abord, de faire le distinguo entre ce qu'est justement un journaliste et un critique d'art. Le critique, dit-il, «est celui qui raconte une histoire, la sienne à un public averti» tandis que «le journaliste c'est celui qui raconte une histoire de différentes manières à un lectorat pas nécessairement averti». Le premier est un «acteur» et le second un «observateur». Et tous deux écrivent la même histoire, dira M.De Bure.
A l'ère de la modernité, toutes «les disciplines sont amenées à se chevaucher et se marier. C'est pourquoi, un critique et un journaliste adoptent un langage commun». La dernière intervention de cette conférence fut celle de M. Jean-Louis Pradel qui, tout en témoignant son attachement pour «l'art vivant», dira, en évoquant ses débuts qu' «il fallait en 1967 faire une revue d'art (Opus), pour en finir avec une certaine hiérarchisation culturelle, ces espèces de catégories, ces cimetières à recenser les chefs-d'oeuvre, soit ce culte de l'art pour l'art qui était une catastrophe!»
M.Pradel formulera le souhait d'organiser une expo chez nous sur le thème du voyage de l'artiste, tandis que M.Tio Bellido exhortera les artistes présents dans la salle à adhérer à l'Association internationale des critiques d'art (Aica). Une façon de se rapprocher encore plus et de tisser des liens entre tous les amoureux de l'art des deux côtés de la Méditerranée. En attendant l'année 2003 et la concrétisation de l'événement tant attendu et par l'Algérie et par la France, cinq projets ont été labellisés, d'autres sont en cours de montage. A nos artistes donc de briller par leur talent!


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