Comme dans toutes les rencontres internationales, la position de l'Algérie est immuable quand il s'agît de la question palestinienne. Il n'est pas question de revenir sur le droit «inaliénable» du peuple palestinien à établir son Etat indépendant avec El Qods pour capitale. Cette position ferme et immuable a été rappelée avant-hier, à Téhéran par le Conseil de la nation lors de la réunion extraordinaire de la Commission des affaires de Palestine de l'Union des Conseils des Etats membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Le droit «inaliénable» du peuple palestinien à établir son Etat indépendant avec El Qods pour capitale est «une position exprimée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, devant la 75e session de l'Assemblée générale de l'Onu et lors d'occasions nationales et internationales», a rappelé dans son allocution le président du groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique (RND) au Conseil, Ali Djerba. La position unifiée adoptée par l'Etat, le peuple, le Parlement et le gouvernement algériens est en parfaite synergie et demeure immuable en toute circonstance», a-t-il noté dans son allocution. La question palestinienne, juste, et toute question de colonisation de par le monde, «est le seul critère pour mesurer la crédibilité de la communauté internationale» a souligné le chef de la délégation du Sénat algérien, ajoutant que «cette même communauté a une noble mission, renforcer la sécurité et soutenir la légalité et la justice». Lors de cette rencontre internationale, l'Algérie a, également, « condamné et dénoncé l'agression et les attaques menées par l'occupation israélienne contre le peuple palestinien sous l'occupation et ses lieux sacrés, et la violation flagrante de la légalité internationale». Il va sans dire que l'armée sioniste bénéficie de la duplicité, voire même de la complicité de la communauté internationale. C'est le résultat de cette complicité de la communauté internationale, qui a conduit à ce génocide sans impunité. Prompte a clouer au piloris le moindre écart commis par un pays arabe, cette même communauté internationale n'a même pas condamné Israël depuis le début de l'agression aérienne et le carnage dans la population civile. Elle s'est limitée à renvoyer dos à dos l'agresseur et l'agressé en violation honteuse de tous les principes du droit international. Comme si le bourreau etait au même rang que la victime. Pour l'Algérie, les choses sont claires et ne souffrent d'aucune ambiguïté: «Ce qui se passe en Palestine occupée est un crime de guerre à tout point de vue, néanmoins aucun suivi n'est assuré, ni aucune sanction imposée ou confrontation en raison d'un dysfonctionnement du baromètre de crédibilité», a clairement souligné le document du Conseil de la nation, appelant à «une révision globale des positions et politiques et à une réévaluation sérieuse des démarches, alliances et mécanismes de pression et à une exploitation des mécanismes diplomatiques disponibles», en estimant que la cause palestinienne relève d'un intérêt national qui n'obéit à aucun calcul ou considération et sera constamment présente dans les activités des associations et instances parlementaires régionales et internationales».Il a réaffirmé, par ailleurs, l'importance de «surmonter les conflits internes et multiples et de concourir à l'union des rangs palestiniens», citant dans ce sens «l'expérience de l'Algérie avec le colonialisme et sa glorieuse Révolution qui a triomphé grâce à l'unité des rangs et des sacrifices».