Plus que quelques jours nous séparent désormais du mois sacré de Ramadhan 2023. Les préparatifs pour cette période s'accélèrent. Le ministre du Commerce Kamel Rezig vient d'afficher sa détermination à réunir les conditions idoines pour permettre au citoyen de passer ce mois béni loin des casse-têtes des prix, avec la disponibilité des produits nécessaires à la préparation des mets traditionnels cuisinés à l'occasion. Pour ce faire, il part à l'écoute des propositions des représentants des consommateurs. C'est ce qui ressort de la dernière rencontre présidée par le ministre, et à laquelle ont pris des associations consuméristes. «La rencontre a été programmée dans le but de nous informer des mesures prises en fonction de la feuille de route du programme présentée par le ministère du Commerce afin de les accompagner et engager un travail commun en prévision des prochaines échéances», révèle Mustapha Zebdi, président de l'Apoce. «Le ministre du Commerce, ainsi que son staff nous ont présenté des garanties et ont assuré quant à l'abondance des produits au cours du mois de Ramadhan», a-t-il déclaré en marge de ladite réunion. Cela, avant de souligner que l'association qu'il dirige avait à son tour fait part des craintes d'instabilité des prix qu'il qualifie «de légitimes». Et d'enchaîner: «L'Apoce a soumis une proposition à la tutelle et qui concerne la révision des prix de référence.» Pour l'association El Aman, «la solution réside dans la régulation du marché dont l'informel représenterait les 50% de sa taille», affirme son président Hacène Menouar. Contacté par nos soins, l'intervenant dont les membres de l'association ont pris part à ladite rencontre propose un listage de tous les intervenants, y compris les vendeurs ambulants pour mettre fin à la spéculation. La rencontre qui s'est voulue une initiative de coordination avec les représentants d'associations de protection du consommateur, a été consacrée au suivi des préparatifs du prochain mois de Ramadhan, indique un communiqué de la tutelle. Elle a regroupé d'autres acteurs, dont ceux de l'organisation «Himayatec», de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), précise la même source. Toujours dans le sillage des efforts engagés pour permettre aux consommateurs d'accéder aux produits alimentaires de première nécessité, il y a lieu de revenir sur le plan du groupe public agroindustrie (Agrodiv), lequel est dédié à cet effet, justement. Son DG Ibrahim Lazreg, a indiqué avoir pris des mesures pour assurer l'abondance de l'huile et de la semoule du groupe public, durant le mois sacré. Pour ce faire, Agrodiv a mis les bouchées doubles, affirme son premier responsable. Ces mesures incluent particulièrement «le passage, depuis une dizaine de jours, à un rythme de production plus soutenu (3×8) impliquant trois équipes travaillant en continu 24 h/24», a-t-il expliqué. L'Etat a également «augmenté le budget et la quantité de matières premières pour permettre une production beaucoup plus importante», a-t-il fait savoir. Ce système, soutenu par les ressources financières, devrait largement assurer les besoins du marché, affirme Lazreg. Grâce à ce régime, la production d'huile est aussi optimisée, affirme le même responsable. Il cite dans ce sillage l'exemple de l'unité d'El Mahroussa (Alger), qui assure actuellement une capacité de production de 400000 litres/jour. Le DG d'Agrodiv a par ailleurs révélé que le groupe public va ouvrir une dizaine de «points de vente d'ici le début du mois sacré. Lesquels passeront de 380 à 410. La bonne nouvelle aussi c'est que les points de vente en question resteront opérationnels durant toute l'année. Et ce n'est pas tout. Le groupe public prévoit également le lancement de points de vente temporaires qui seront mis en place dans les principaux quartiers populaires, pour faciliter l'accès aux denrées alimentaires.