La présidente de l'ONSC reçoit des représentants de plusieurs associations nationales et locales    OPEP+: Arkab participe samedi aux travaux de la 59e réunion du JMMC    Une délégation du Parlement prend part aux travaux de la 150e Assemblée de l'UIP en Ouzbékistan    Mme Hamlaoui passe en revue avec le SG de l'ONEC les moyens de renforcer les initiatives entre acteurs de la société civile    La République sahraouie signe avec la SADC un mémorandum d'entente dans le domaine de l'action politique    Foot/ Amical : Suède-Algérie le 10 juin à Solna (FAF)    Des vents forts attendus sur quatre wilayas du centre du pays (BMS)    Le président mauritanien reçoit l'envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental    3e Sommet mondial sur le handicap: Saïhi s'entretient à Berlin avec son homologue djiboutien    Classement Fifa: l'Algérie 36e mondial, gagne une place    Ghaza: le bilan de l'agression génocidaire sioniste s'alourdit à 50523 martyrs et 114776 blessés    Projet de réhabilitation des forêts de chêne-liège: achèvement des phases de diagnostic et recensement de la biodiversité    MDN: saisie de 41 kg de cocaïne à Adrar    L'Algérie dépose un dossier d'inscription de "l'art de l'ornementation avec des bijoux en argent émaillé de l'habit féminin de la Kabylie" auprès de l'UNESCO    Adrar: projets de réalisation de chambres froides d'une capacité globale de 20.000 m3    Plus jamais ça !    Avec ses importants gisements gaziers, la Mauritanie, par une bonne gouvernance, pourrait devenir le Koweït de l'Afrique du Nord    Pour les Algériens, rendez-vous mardi prochain en Afrique du Sud    Abdelli et Gouiri nominés pour l'édition 2025    Large adhésion des commerçants au programme de permanence au deuxième jour de l'Aïd El-Fitr    Les sionistes français sont les seuls responsables de la résurgence de l'antisémitisme    Les opérations de recherche et de secours se poursuivent    L'Aïd, une aubaine pour exceller dans la préparation de gâteaux traditionnels    Oum El-Bouaghi Un entrepôt de l'hôpital incendié    Ooredoo adresse ses vœux au peuple algérien à l'occasion de l'Aïd el-Fitr    Une récolte de plus de 120.000 quintaux d'arachides attendue cette saison    «Le couscous, racines et couleurs d'Algérie»    Le recteur de la Mosquée de Paris agit-il en tant qu'émissaire à Alger pour libérer l'agent Sansal ?    Tennis/Tournoi M15 Monastir: l'Algérien Samir Hamza Reguig qualifié au 2e tour    Chargés par le président de la République, Saihi et Rebiga participent au 3e Sommet mondial sur le handicap    Festival de fantasia de Bordj Benazzouz: les cavaliers offrent un spectacle haut en couleurs lors de la 4e édition    Football : Suède – Algérie en amical début juin à Stockholm    La bataille de Djebel Béchar, un acte d'une grande portée historique    Le TNA rend hommage à plusieurs figures du théâtre algérien    «La Présidente de la Tanzanie se félicite des relations excellentes unissant les deux pays»    « Préservons les valeurs de tolérance et de fraternité »        L'Algérie happée par le maelström malien    Un jour ou l'autre.    En Algérie, la Cour constitutionnelle double, sans convaincre, le nombre de votants à la présidentielle    Algérie : l'inquiétant fossé entre le régime et la population    Tunisie. Une élection sans opposition pour Kaïs Saïed    BOUSBAA بوصبع : VICTIME OU COUPABLE ?    Des casernes au parlement : Naviguer les difficiles chemins de la gouvernance civile en Algérie    Les larmes de Imane    Algérie assoiffée : Une nation riche en pétrole, perdue dans le désert de ses priorités    Prise de Position : Solidarité avec l'entraîneur Belmadi malgré l'échec    Suite à la rumeur faisant état de 5 décès pour manque d'oxygène: L'EHU dément et installe une cellule de crise    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Bouteflika pour recoller les morceaux
CRISES LIBANAISE ET DANS LE MONDE ARABE
Publié dans L'Expression le 01 - 04 - 2008

Dans un climat régional tendu, M.Bouteflika aura la lourde tâche de dépassionner les relations interarabes et tenter un rapprochement entre Damas, Le Caire et Riyadh.
La visite du président Bouteflika au Caire, qui s'est achevée hier, tombe à point nommé au lendemain du 20e Sommet de la Ligue arabe qui a pris fin sur un constat d'échec. Il aurait été surréaliste d'espérer qu'une lueur d'espoir jaillisse de ce Sommet.
«Le communiqué final d'un Sommet arabe a cela de confortable qu'il ne risque pas de réserver des surprises qui pourraient prendre le monde entier de court», a écrit le quotidien libanais L'Orient du jour, comme pour souligner la platitude de cette rencontre qui n'a eu de spectaculaire que les zèles burlesques du leader libyen Mouamar El Gueddafi.
Deux grands absents ont fait de ce sommet une rencontre insipide. Il s'agit de l'Egypte et de l'Arabie Saoudite. Une absence qui a un nom: elle s'appelle punir la Syrie impliquée peu ou prou dans la crise libanaise. L'entremise du président syrien, Bachar El Assad, n'a pas réussi à occulter la profondeur des complications internes et régionales liées au dossier libanais qui donne des insomnies aux Arabes, et peur même aux puissances occidentales.
La crise au pays du Cèdre remonte à l'année 2004, quand sous la pression syrienne, le Parlement libanais a décidé de prolonger de trois ans, jusqu'à septembre 2007, le mandat du président Emile Lahoud. Aujourd'hui, le Parlement libanais dominé par une majorité proche de la France et des Etats-Unis, a vu quelque 17 séances d'élection du président échouer.
De ce fait, le Liban est sans président depuis le 24 novembre en raison de profonds désaccords sur le partage du pouvoir entre la majorité et l'opposition.
L'Egypte, tout comme l'Arabie Saoudite, est mécontente du rôle de la Syrie au Liban. Pour marquer ce mécontentement, la délégation égyptienne à ce 20e Sommet de Damas s'est limitée à des représentants du président Moubarak.
Dans cette histoire, il faut y déceler également la griffe américaine qui aurait pesé de toutes ses forces pour faire avorter cette rencontre. Sans grands efforts, l'Oncle Sam a presque réussi. Officiellement, la Syrie est en dehors de toutes ces tractations intra-libanaises.
Mais les Etats-Unis et la France accusent le Hezbollah libanais d'être inféodé à la Syrie et à l'Iran. Pour les chancelleries occidentales, il n' y a aucun doute que la Syrie appuie et soutient l'opposition libanaise emmenée par le mouvement chiite Hezbollah.
En revanche, Washington et l'Arabie Saoudite appuient la majorité anti-syrienne au pouvoir. Dans une déclaration distribuée aux journalistes, le président égyptien, Hosni Moubarak, a exhorté la Syrie à «ouvrir une nouvelle page dans les relations interarabes en bannissant les différends et les conflits» et appelé à «l'élection sans délai du candidat du consensus à la présidence libanaise».
A ces divergences très profondes, il faut ajouter le climat régional bouillonnant, notamment avec la question palestinienne, la guerre en Irak et la crise du nucléaire iranien.
C'est dire que l'équation de la crise libanaise est loin d'être une sinécure et il est de plus en plus difficile pour les Libanais d'entrevoir une issue. C'est à la star de la diplomatie arabe des années 70, en l'occurrence Abdelaziz Bouteflika, qu'échoit l'épineux dossier de réconciliation interarabe.
Selon des échos diplomatiques arabes, le président Bouteflika a été chargé de plancher sur la crise libanaise. Et c'est dans ce climat tendu qu'il a été appelé à la rescousse des pays arabes pour sauver ce qui reste.
M.Bouteflika aura ainsi pour mission de dépassionner les relations interarabes et tenter un rapprochement entre Damas, Le Caire et Riyadh.
Le président Bouteflika aura également pour mission difficile comme celle de recoller les morceaux entre les Arabes et surtout de trouver des points de convergence à la rupture saoudo-syrienne qui demeure plus importante que jamais. Alger et Damas entretiennent des rapports privilégiés qui remontent à bien avant l'Indépendance, à l'époque de l'Emir Abdelkader.
Alger et Téhéran sont également en très bons termes, en témoignent les médiations de l'Algérie dans le dossier du nucléaire et la visite du président iranien Ahmadinejad à Alger en 2006. Quant à l'axe Alger-Ryadh-le Caire, il n'est pas besoin de souligner la qualité exemplaire des rapports.
C'est dire que l'Algérie a très bonne presse actuellement dans le monde arabe, en ce sens qu'elle est l'un des rares pays à faire le consensus dans la région.
A ces arguments il faut rajouter le background du président Bouteflika en sa qualité de diplomate. Il a participé aux Accords d'Alger signés en 1975 entre le shah d'Iran, Mohammed Reza Pahlavi, et l'ex-président irakien Saddam Hussein; il a assisté aux réunions du Front du refus en tant que ministre des Affaires étrangères, pour ne citer que ces deux faits d'armes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.