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Azazga ou la malédiction d'une décharge
HYGIÈNE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT
Publié dans L'Expression le 05 - 09 - 2009

Jamais de mémoire d'habitants d'Azazga, leur mairie n'a atteint pareilles déchéance et dégradation. Toutes les contrées de la commune, agglomérations, villages, rues, espaces verts, forêts et oueds sont inondés, envahis par des ordures et détritus de toutes sortes. La ville immonde est devenue un dépotoir. La collectivité est plongée dans une saleté et une insalubrité sans précédent. Des animaux nuisibles, notamment des chats, rats, chacals, chiens errants infestent dangereusement certains quartiers urbains. Le désastre persiste depuis longtemps et semble perdurer dans le temps puisqu'à l'horizon, aucune solution efficace n'est envisagée sinon des palliatifs irréfléchis et aberrants. En attendant, l'ensemble des centres vitaux de la commune sont noyés dans des ordures en putréfaction, dégageant des odeurs nauséabondes qui empoisonnent le quotidien des citoyens.
L'absence d'hygiène, l'insalubrité, l'atmosphère polluée ont atteint leur paroxysme. La fameuse forêt d'Azazga - Yakouren est menacée dans sa faune et sa flore par toutes sortes de rebuts et de résidus. Ses magnifiques fontaines fraîches ne sont plus ce qu'elles étaient. Ce lieu de villégiature est dénaturé, perverti par le désordre et par toutes sortes d'ordures, de déchets, d'immondices parsemés tout autour. La calamité est propagée partout et la santé de la population est en danger. C'est la désolation! A l'origine, cette catastrophe a commencé lorsqu'un membre de l'exécutif communal demeurant à proximité de la décharge publique dite «Zene», existant depuis près d'un siècle, a entrepris de la fermer pour tenter de la transférer dans d'autres villages loin de sa localité. Débarrasser un mal évident d'un village pour le déplacer dans un autre n'est certainement pas la bonne démarche. Repoussée à juste titre par des citoyens des villages Aït Bouada, lmelel etc. les auteurs de cette initiative ont malheureusement persisté dans leur acharnement pour imposer cette décharge aux villages de Tacherouft, Hendou, Tibibrasine et Tamassit. Les sympathiques habitants de ces localités ciblées, jaloux de leur splendide environnement, préservé de père en fils depuis leurs lointains ancêtres, se sont pacifiquement opposés à cette agression écologique menaçant leur milieu naturel. Au lieu de ce cadeau empoisonné, ces honorables villageois attendaient plutôt la création d'usines et de créneaux porteurs d'emploi.
Après moult tentatives teintées d'intimidations suivies à chaque fois de refus catégoriques de la population, ce sont maintenant les belles forêts qui nous entourent qui sont visées pour servir de décharges publiques à ciel ouvert, sans clôture, pour achever ce qu'a laissé le «feu» et détruire définitivement la merveilleuse couverture végétale, orgueil de toute la région. La population espère vivement que l'administration des forêts, de l'environnement ainsi que les autorités compétentes stoppent cette monstruosité. Installer une décharge au coeur d'une forêt aussi importante relève de l'inconscience.
Les nuages de fumées toxiques, les incendies, les eaux souillées, la putréfaction de toutes sortes de détritus, polluent l'atmosphère et l'empoisonnent. La faune propage toutes sortes de maladies, avant de disparaître. La déforestation est programmée à court terme. Si effectivement la décharge publique «Zene» existant depuis près d'un siècle nécessite aujourd'hui une délocalisation dans les meilleurs délais, celle-ci ne peut être improvisée et ne doit intervenir qu'après étude et choix d'un autre site par un bureau d'études spécialisé. Pourtant durant la mandature 1997/2002 après plusieurs réunions de travail tenues au siège de l'APC d'Azazga, les présidents des APC de Fréha, Aghribs et Azazga ont convenu de réaliser une décharge publique intercommunale moderne et conforme aux normes, sous le contrôle de l'administration de l'environnement avec la perspective d'associer par la suite, une fois l'accès Tifrit-Hendou réalisé, les communes de Yakouren et Akerrou pour préserver nos belles forêts et proscrire irrémédiablement les décharges sauvages. D'un commun accord, un bureau d'études spécialisé a été engagé pour choisir un lieu approprié lequel a retenu un site très loin du «champ de tir de "Fréha"». Un terrain vague, couvert de broussailles et inculte épargnant toute nuisance aux villages environnants.
Curieusement, les mandatures suivantes, malgré un début, d'exécution ont abandonné le projet entrepris sous l'influence de certains politiques locaux et ont préféré s'embourber dans la situation désastreuse actuelle. Pour éviter une catastrophe environnementale qui risque de mettre en péril notre milieu naturel, l'exécutif communal gagnerait à reprendre avec les autres communes limitrophes, comme prévu, le projet du «Champ de tir de Fréha» dont l'étude est ficelée par un bureau spécialisé. Cet exemple d'intercommunalité pourrait faire tache d'huile à travers toute la wilaya notamment dans le domaine de la réalisation des décharges publiques, des stations d'épuration, de la protection des eaux et forêts, de l'extraction du sable et de la protection du domaine maritime, si l'on veut sauvegarder notre région et mettre fin à ce massacre écologique.
(*) ex-maire d'Azazga de 1997 à 2002


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