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Bush fait faux bond
SOMMET DE LA TERRE
Publié dans L'Expression le 26 - 08 - 2002

La polution tue la terre, mais les polueurs seront absents
La délégation américaine au Sommet de la terre sera l'une des plus conséquentes avec pas moins de 300 personnes avec à leur tête la sous-secrétaire d'Etat, Paula Dobriansky. Le président Bush sera personnellement représenté, lors des deux derniers jours, par le secrétaire d'Etat, Colin Powell qui effectuera, par ailleurs, une tournée en Afrique du Sud, en Angola et au Gabon. Cependant, cette représentation de la première puissance mondiale où brille par son absence le chef de l'administration républicaine, George W.Bush, dénote, en fait, de la volonté des Etats-Unis de faire plier le monde à leurs desseins. Entre les Etats-Unis et le reste de ses partenaires dans le monde subsiste un problème d'approche et de méthodes, Washington estimant que son approche des difficultés auxquelles est confrontée la terre, reste la plus correcte.
Que ce soit sur le développement, l'environnement ou le réchauffement de la terre, Washington a une vision et un regard qui diffèrent de ceux exprimés par la majorité des pays, notamment les pays de l'UE. Le Sommet de la terre, organisé une fois tous les dix ans par l'ONU, est pourtant le lieu idéal pour débattre de ces problèmes pour essayer de leur trouver des solutions consensuelles. Il y a cependant un fait patent, les Etats-Unis sont totalement opposés aux rencontres genre «dialogue Nord-Sud», selon eux, peu efficient et ne pouvant déboucher sur des décisions opérationnelles. Aussi, les Etats-Unis, qui estiment la responsabilité partagée dans la détérioration du milieu social mondial et de la persistance de la pauvreté et du mal développement des pays du tiers-monde, refusent toute décision, qu'elle soit d'aide ou de calendrier, qui pourrait être contraignante. C'est du moins la position que défendent les nombreux Américains présents en Afrique du Sud. De fait, présents en force, les Américains, certes sans le président Bush, sont décidés toutefois à imposer leur vision des choses. C'est un peu le remake du sommet de l'ONU, à Durban en Afrique du Sud, contre le racisme l'intolérance et la xénophobie, où le président américain n'a pas jugé utile de faire acte de présence, mais où les Américains ont réussi, en coulisse, le tour de force de faire absoudre Israël des crimes commis contre les Palestiniens. En sera-t-il de même à Johannesburg? Car à ce Sommet de la terre deux concepts vont se heurter de front : le principe américain du laisser-faire, laisser-aller, incitation à un libéralisme débridé; le fondement tiers-mondiste, auquel s'associe aujourd'hui l'Europe, consistant en une véritable prise en charge des problèmes de développement. C'est ainsi que Per Stig Moeller, le ministre des Affaires étrangères du Danemark, qui assure la présidence tournante de l'UE, affirme: «Nous devons prendre des engagements contraignants entre gouvernements et promouvoir des partenariats entre Etats et secteur privé». Nous devons aussi, ajoute-t-il, «être prêts à définir des calendriers précis de façon à pouvoir mesurer les résultats de nos efforts». Le problème est que le développement durable ne semble pas être la préoccupation primordiale de l'administration Bush qui milite plutôt pour le libéralisme total. Cela est-il compatible avec un développement intégré? C'est ce que se demande le président sud-africain, Thabo Mbeki, qui s'exclame: «Si chaque Chinois, (la population de Chine est estimée à 1,2 milliard d'habitants) devait consommer un jour la même quantité de brut qu'un Américain d'aujourd'hui, la Chine aurait besoin de 80 millions de barils par jour (MBJ), soit plus que la totalité de la production mondiale actuelle de 74 MBJ».
En une phrase, le président sud-africain résume la situation et touche du doigt, sans fioriture, cette différence d'approche entre les Etats-Unis et ses partenaires. Une approche qui ne prend pas en compte l'intérêt de milliards d'êtres humains, mais plus celui des grosses multinationales américaines comme le souligne le responsable d'une ONG américaine, Le Sierra Club, qui reproche à l'administration Bush d'avoir, en juin dernier, à Bali, «bloqué toute tentative de protéger l'environnement de la planète, en préconisant des approches favorisant les grosses entreprises et non les milliards d'hommes qui doivent faire face à des crises écologiques».
Donc le Sommet de la terre risque d'achopper sur ce concept américain de libéralisme. Un individualisme abusif que les ressources de la terre ne permettent pas d'assurer. Les Américains qui, à l'évidence, vivent sur une autre planète, ne semblent pas avoir compris que les maux des hommes et les fardeaux d'une terre épuisée incapable de nourrir correctement ses populations, demandent surtout le courage de prendre les décisions à contre-courant...


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