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«Sa traduction est nécessaire à un public autre»
ART ET PATRIMOINE DU MOUACHAH
Publié dans L'Expression le 06 - 01 - 2011

Pour Beihdja Rahal, la traduction permet au public comme à l'artiste de «pénétrer» dans le monde du mouachah et de ressentir le sens de chaque mot exprimé.
La traduction vers d'autres langues du mouachah, poésie arabo-andalouse chantée dans la nawba, revêt une importance vitale dans sa transmission à un public de culture différente et permet une plus grande sincérité de l'artiste dans son interprétation, estiment des connaisseurs de ce genre littéraire. Le mouachah, connu en Occident sous la dénomination de «poésie strophique», a constitué une innovation littéraire dans l'Espagne musulmane et une sorte de rupture avec la poésie arabe classique, dont une grande partie a été traduite par des traducteurs espagnols, anglais ou français. Le traducteur et écrivain Saâdane Benbabaali rappelle, dans ce sens, que «la poésie arabe est connue depuis les travaux des orientalistes des XIXe et XXe siècles, puisque pratiquement toute la poésie ancienne qu'on appelle la poésie d'El Djahilia et celle des époques Omeyyades et Abbassides ont été traduites vers d'autres langues». La poésie arabe n'est pas une poésie «ignorée» mais la poésie andalouse «n'est pas encore traduite dans toute son intégralité», notamment, le mouachah qui est souvent chanté dans le Maghreb par des interprètes de musique andalouse, relève M. Benbabaali. Pour lui, le rôle de la traduction de cette poésie réside dans «la transmission d'un patrimoine culturel arabe vers un public qui n'est pas connaisseur de la langue arabe mais amoureux de la culture arabe et qui voudrait bien pouvoir connaître les thèmes et les manières dans lesquels sont envisagées les relations entre les gens dans cette culture». Même si des publications bilingues sont disponibles dans les librairies et bibliothèques européennes, la traduction de la littérature et de la poésie arabes «nécessite encore beaucoup d'efforts», dit-il, appelant à des échanges entre universitaires spécialistes en la matière. Il note, toutefois, qu'il y a beaucoup de publications bilingues et que les travaux de traduction peuvent être trouvés sans aucune difficulté dans les librairies en Europe. «Les sociétés occidentales s'intéressent à la littérature et à la poésie arabes. Les universités européennes ont toutes des départements de langue arabe dans lesquels la littérature arabe est très bien représentée», ajoute-t-il.
«Traduire le mouachah vers d'autres langues ne vise pas uniquement le public non arabophone, pour qu'il puisse accéder à ces poèmes et les comprendre, mais s'adresse, également, au public arabe qui n'est pas suffisamment instruit dans le domaine de la littérature», estime M. Benbabaali. Se référant, ainsi, à son expérience avec l'interprète Beihdja Rahal, il précise que ses albums son accompagnés de livrets comprenant la poésie chantée en langues arabe et française. Il a cité, aussi, les deux publications signées Rahal-Benbabaali, L'amour, la femme et les jardins dans la poésie andalouse (Anep 2010) et La plume, la voix et le plectre (Barzakh, 2008), qui offrent une traduction en français d'une cinquantaine de poèmes andalous. Pour Beihdja Rahal, la traduction permet au public comme à l'artiste de «pénétrer» dans le monde du mouachah et de ressentir le sens de chaque mot exprimé. «Traduire la poésie andalouse vers des langues étrangères signifie pour moi pouvoir offrir l'opportunité, d'abord à l'artiste, de transmettre le sens profond de cette poésie à un public très large. La traduction donne la possibilité aussi à l'artiste d'attirer davantage ce public», explique-t-elle. «Dans le monde de la musique, le fait de ne pas comprendre l'arabe ne représente pas un handicap, car nous pouvons bel et bien y voyager à travers la beauté de la voix ou de la mélodie. Mais comprendre les textes chantés, aide l'artiste à transmettre plus de sensibilité et de sincérité dans son interprétation», ajoute Beihdja. A cet effet, elle recommande aux chefs d'orchestres des associations de musique andalouse de consacrer une partie des cours à la compréhension de la poésie que les élèves chantent, afin qu'ils puissent exprimer le «vrai» sens des mots et des verbes.


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