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Surcharge des classes à Bouzeguène
Tizi Ouzou
Publié dans Liberté le 25 - 10 - 2008

À cette situation insoutenable, il faut ajouter la surcharge horaires des enseignants avec 27 et 28 heures par semaine et dont certains ont en charge trois niveaux (1re, 2e et 3e AM) au lieu de deux comme le préconisent les règlements officiels du ministère de l'Education.
Alors que dans des lycées et des CEM le nombre d'élèves par classe ne cesse d'accroître, atteignant dans certains cas 45 à 50 élèves, une note ministérielle est parvenue dans tous les établissements enjoignant aux chefs d'établissement à reprendre tous les élèves nés à partir de 1991 et qui ont été exclus des classes allant de la 1re à la 4e année moyenne. Ainsi des élèves âgés de 17 ans et demi qui ont déjà passé quatre ans en première année sans pouvoir passer, seront repris et introduits dans des divisions où sont inscrits des élèves âgés de 10 à 11 ans. Que feront-ils dans ces classes ?
D'aucuns avouent que la réinjection de certains de ces élèves va beaucoup plus parasiter la quiétude dans les toutes nouvelles divisions qui, faut-il le rappeler, renferment des enfants en difficultés avec notamment les élèves venus de l'ex-6e année avec une moyenne de 0,33 sur 10 (bien 0,33/10). Si la note ministérielle va dans le souci de récupérer quelques élèves susceptibles de réussir, elle va également à l'encontre de la logique, car elle va permettre de reprendre des élèves ayant 5 sur 20 de moyenne annuelle, nés en 1991 et 92 et ne pas donner de chance à ceux nés en 1990 et qui ont 9,90 de moyenne. À la limite la reprise des élèves exclus, même nés en 1989 et 90, ne devrait intéresser que ceux des classes d'examen, à savoir la 4e année moyenne et la 3e AS.
À cette situation insoutenable, il faut signaler la surcharge horaires des enseignants avec 27 et 28 heures par semaine et dont certains ont en charge trois niveaux (1re, 2e et 3e AM) au lieu de deux comme le préconise les règlements officiels du ministère de l'Education. L'absence de planification est la source de tous les maux dont souffre notre pays. De deux choses l'une, soit les chefs d'établissement donnent de fausses statistiques à la direction de l'éducation, soit le ministère de l'Education n'en tient pas compte et s'en tient beaucoup plus au souci économique ou financier. À quoi servent tous ces planificateurs et autres conseillers du ministre de l'Education nationale s'ils ne sont pas capables de trouver des solutions et des alternatives sérieuses au problème de surcharge des classes et de la déperdition scolaires ? se demanderait plus d'un. Cette année, des collèges ont enregistré des divisions supplémentaires sans que des postes supplémentaires d'enseignants ne voient le jour. Cette situation qui sort de l'ordinaire va sûrement perdurer dans le temps car le ministère sait que dans quatre années les effectifs des élèves vont baisser comme c'est le cas dans le primaire où des écoles vont bientôt fermer. Le ministère ne veut pas recruter des professeurs qu'il ne pourra pas cesser demain en cas de “pénuries” d'élèves dans le moyen. On fait appel, alors, aux vacataires qui ne seront peut-être jamais payés comme le sont de nombreux enseignants qui ont travaillé en 2001, 2002 et 2003, et qui n'ont pas encore reçu un sou. Sans parler des baisses de postes d'enseignants par le principe du non-remplacement des départs à la retraite, de la diminution du nombre d'élèves dans le primaire et le lycée et au nom de la “rationalisation” des professeurs remplaçants ou vacataires et des enseignants en surnombre déjà mis à l'arrêt puisqu'ils ne figurent pas sur la carte scolaire du personnel enseignant. Voilà qui fait reposer une politique sur le pragmatisme où l'efficacité revient à traiter des effets en ignorant les causes. Alors que l'on devrait plutôt penser à améliorer la qualité de notre enseignement par l'introduction d'outils modernes, de mise en place de classes de 20 à 25 élèves, de l'allègement des programmes qui ont saturé les élèves et les professeurs, des après-midi de détente pour les enfants avec des activités sportives, culturelles, de plein air, etc., le ministère ne cesse de faire accroître le volume horaire sans penser aux capacités d'assimilation et d'attention des enfants. Sept heures d'enseignement par jour, six jours par semaine, quinze matières d'enseignement avec l'informatique, c'est résolument insoutenable ! Les établissements scolaires sont devenus des garderies. Doit-on enseigner ou faire le policier pour faire régner l'ordre. La crédibilité des examens internes (devoirs et compositions) est plus que douteuse avec des fraudes à tous les niveaux.
Le copiage fait légion de Tlemcen à El-Kala et d'Alger à Tamanrasset en passant par Djelfa. Quant à l'examen du bac, il y a à boire et manger. Les professeurs surveillent leurs ex élèves et pendant les trois quarts de l'épreuve, on tourne le dos à des dépassements inacceptables. En 2007, un lauréat du bac a rédigé une lettre dans un journal pour dire qu'il ne méritait pas d'obtenir le bac et il explique que les notes qu'il avait obtenues n'étaient pas les siennes et qu'elles ont été gonflées démesurément. Tout est à revoir dans notre système éducatif. Doit-on continuer à utiliser le système d'évaluation qui a prévalu avant l'intervention du président Bouteflika en faveur de la jeune fille de Sétif qui a échoué au BEM ou revenir au système actuel qui se résume en la moyenne annuelle ajoutée à celle du BEM et on divise par deux ?
En d'autres mots, moyenne des devoirs, ajoutée à celle de la composition, le total divisé par deux. Ce système permettra, sans nul doute, de récupérer de nombreux élèves lésés par les calculs actuels des moyennes trimestrielles.
C. NATH OUKACI


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