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Une police réelle pour un métro virtuel
Publié dans Liberté le 28 - 01 - 2009

Dans une de ses chansons, Matoub Lounès ironisait déjà en 1986 : “Khedmen a métro…”. Ce clin d'œil du chanteur au mémorable chantier rappelle qu'il était déjà en retard, il y a un quart de siècle. Depuis, les dirigeants du pays ne cessent de se creuser le cerveau pour nous faire miroiter l'illusion du bout du tunnel. Il y a près d'une année, le ministre des Transports a fait traverser un segment du boyau à un groupe de journalistes en… bus. On a donc su qu'il existait une portion de galerie et qu'il ne reste que le reste, c'est-à-dire les stations, les rails, les rames et les installations techniques.
Ensuite, il y eut la période des contrats. On apprit donc qu'à part nos entreprises publiques, des grandes firmes étrangères, comme Siemens et Alstom, sont impliquées dans la réalisation du projet… Ce qui devrait théoriquement nous rassurer sur le sérieux de l'affaire.
Depuis un certain temps, c'est une étape spécifique du projet qui est prête, nous atteste-t-on. C'est la police du métro. Deux cent quarante-neuf agents ont été formés pour la délicate mission de sécuriser le “tube”. Les Algérois devraient être tranquilles : ceux qui vivront assez longtemps pour connaître le métro pourront le prendre en toute sûreté. Nous ignorons la spécificité d'un policier de métro et ce qu'il a de différent par rapport à un agent de l'ordre public de surface, mais toujours est-il que deux cent quarante-neuf agents, précisément, pas deux cent cinquante, attendent de veiller à leur quiétude dans les voitures comme dans les stations.
Pour l'instant, ils se roulent les pouces parce qu'ils sont prêts avant que le métro ne le soit.
Il y a certainement une intention de communication dans la publicité faite à cette police : faute de présenter le métro, on présente ses attributs ; bientôt, ce sera au tour des contrôleurs et des conducteurs, peut-être des tarifs et des tickets… le tout étant de nous tenir éveillés à l'avancement de ce projet national qui traîne depuis le siècle dernier.
En fait, il n'y a rien d'étonnant à cette prouesse qui consiste à mettre la charrue avant les bœufs en matière de sécurité des transports souterrains. Notre Etat, policier, a le souci de la sécurité tellement chevillé au corps qu'il peut monter une police avant que l'objet de cette police ne soit établi. C'est le genre d'investissement dont on ne se soucie guère de la rentabilité. Quand on aime sévir, on ne compte pas.
C'est donc ce qu'il peut faire de mieux : se “policer”. On imagine toutes sortes de corps spécifiques, alors même que nous restons défaillants dans les missions classiques de répression contre la délinquance routière et la criminalité ordinaire, par exemple : nous avons un des taux de mortalité les plus élevés du monde et une voie publique des moins sûres.
Deux ans avant Matoub, dans Tombeza, qu'il publiait en 1984, Rachid Mimouni évoque la scène d'une dame qui, quittant l'hôpital Mustapha, à Alger, s'enquérait des moyens de transport qu'elle pouvait emprunter à partir de la place du 1er-Mai. Un passant lui indique un lieu où attendre le métro qui devait passer. Elle attend toujours.
Tel Zangra, dans Le désert des Tartares, nos agents risquent, eux aussi, de patienter longtemps avant que “l'ennemi viendra”.
M. H.


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