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Mais qui veut revenir à la voie de la fragmentation spirituelle ?
La chronique de Abdelhakim Meziani
Publié dans Liberté le 18 - 07 - 2009

Les sévères critiques que l'Association des ulémas a adressées à Khaled Bentounès, à la suite de la sortie de son livre Soufisme, l'héritage commun sont loin d'être fortuites. Depuis l'indépendance nationale, rien ne semble ébranler dans leurs certitudes de nombreux Algériens qui ne se reconnaissent nullement dans des antiquités évoquant Phéniciens, Romains, Byzantins, Espagnols ou Français. Une dissonance de taille rend, par ailleurs, cette relation quelque peu problématique. Musulman convaincu, l'Algérien se trouve dans l'impossibilité de faire abstraction de sa religiosité, surtout lorsqu'il porte un regard sur les antiquités et que celles ci appartiennent, à plus forte raison, à la période antéislamique, à la jahilia qui symbolise, on ne peut mieux selon son entendement, le temps de l'ignorance, des ténèbres et celui du règne des païens.
En d'autres termes, l'Histoire vraie de l'Humanité commencerait, pour le musulman, avec la révélation du Coran alors que celle qui précédait appartiendrait au temps de la falsification et de l'idolâtrie.
Exhumer et glorifier les œuvres antéislamiques, c'est occulter, sinon porter ombrage aux temps de la naissance de l'Islam et de ses premières splendeurs. Cependant, il y a lieu de souligner ici que l'interdiction de la représentation par l'image en Islam ne vise que l'image de la divinité. Elle se situe donc dans la perspective du décalogue ou, plus exactement, du monothéisme abrahamique que l'Islam entend renouveler.
Dans sa dernière comme dans sa première manifestation, le monothéisme s'oppose directement au polythéisme idolâtre, de sorte que l'image plastique de la divinité se présente aux yeux du musulman, selon une dialectique à la fois historique et divine, comme la marque de l'erreur qui associe le relatif à l'absolu, ou le créé a l'incréé, en rabaissant celui-ci à celui-là. La négation de l'idole, ou mieux encore sa destruction est comme la traduction, en termes concrets, du témoignage fondamental de l'Islam. Les paroles du Prophète (QLSSSL), condamnant les artistes enclins à imiter l'Œuvre du Créateur, n'ont pas toujours été interprétées comme un rejet pur et simple de tout art figuratif. Ils ont été nombreux parmi les islamologues à n'y voir que la condamnation d'une intention prométhéenne ou idolâtre.
À la question de savoir si l'art figuratif est interdit ou toléré en Islam, il est aisé de répondre, sans la moindre hésitation, que cet art peut parfaitement s'intégrer dans l'univers de l'Islam pourvu qu'il n'oublie jamais ses propres limites. Il ne jouera qu'un rôle périphérique et ne participera pas directement à l'économie spirituelle de l'Islam. D'une part, la préservation de la dignité primordiale de l'homme dont la forme faite “à l'image d'Allah” ne sera ni imitée ni usurpée par une œuvre d'art, nécessairement limitée et unilatérale. D'autre part, rien qui puisse devenir une idole, ne serait-ce que d'une manière relative et toute provisoire, ne doit s'interposer entre l'homme et l'invisible présence d'Allah. Ce qui prime, en définitive, c'est le témoignage qu'il n'y a pas de divinité hormis Allah, il dissout toute objectivation du divin avant même qu'elle n'ait pu se produire.
A. M.


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