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Dur, dur d'être importateur
Corruption, bureaucratie et surcoûts
Publié dans Liberté le 06 - 10 - 2010


La facture salée de l'import
La gestion des enceintes portuaires demeure inquiétante. Des témoignages de plusieurs opérateurs soulignent que la corruption reste le seul passeport permettant d'accélérer les opérations d'enlèvement des marchandises. Un phénomène qui touche de façon sensible trois administrations au moins au cœur des opérations du commerce extérieur : la douane, les services du commerce et des impôts.
Conséquence : les signes de richesse indûment acquise par des agents de l'Etat s'affichent dans la capitale sans aucune réaction des pouvoirs publics.
Il faudra attendre, si on suit le discours officiel, l'installation de l'organe de lutte contre la corruption, seul à même, selon une telle démarche, de dissuader de telles pratiques. Un signe de la mauvaise volonté politique ? Quatre ans n'ont pas suffi en tout cas à nos gouvernants à rendre la structure opérationnelle.
Au chapitre politique générale, il faut reconnaître, cependant, que certaines mesures gouvernementales décidées ces dernières années s'avèrent positives. Elles permettent d'assainir le commerce extérieur. Mais revers de la médaille, elles ont entraîné une moindre fluidité dans le commerce extérieur. On n'a pas finalement séparé le bon grain de l'ivraie. Les opérateurs honnêtes subissent, eux aussi, la situation de méfiance à l'égard des importateurs. De la lettre de crédit documentaire aux contrôles de qualité, au dédouanement et à l'enlèvement de la marchandise, c'est un véritable parcours du combattant imposé aux opérateurs. Résultat, en Afrique du Nord, l'Algérie se classe parmi les derniers en termes de rapidité des opérations du commerce extérieur.
Pareille situation ne semble pas inquiéter pour autant nos gouvernants. En ce sens, relevons une décision cocasse. L'Etat oblige les importateurs à délocaliser les marchandises non conteneurisées pour que le président de la République ne puisse voir cette image récurrente de bateaux en rade à Alger. Que le problème soit transposé à Béjaïa, ou Mostaganem, peu importe, l'essentiel est d'épargner au chef de l'Etat cette vision en direct de l'anarchie qui règne au port d'Alger.
Dans cette logique, on ne prend pas suffisamment conscience que l'absence d'investissements dans de nouveaux ports depuis l'Indépendance pénalise lourdement l'économie nationale.
On pointe du doigt, en conséquence, un effet de dysfonctionnement de la chaîne logistique : des surcoûts qui se chiffrent annuellement à plusieurs milliards de dollars, correspondant à l'argent des surestaries, de la corruption et des séjours longs des marchandises dans les ports.
Qui paiera la facture ? C'est évidemment le consommateur. On estime à 20% le niveau supplémentaire de hausse des prix dus aux surcoûts du commerce extérieur. Cette inflation endogène ne semble pas bien cernée par notre outil statistique. Du coup, les pertes du pouvoir d'achat ne sont pas susceptibles d'être quantifiées en fonction des réalités du marché.
La solution est donc éminemment politique. Au regard de ces forces d'inertie, on peut se demander, au final, si nos gouvernants défendent véritablement les intérêts de la majorité des gouvernés.


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