Résumé : Manel est enfin sortie de l'hôpital avec le bébé. Samy est heureux de voir toute la famille auprès d'eux. Il ressentait cette fierté de tous les jeunes papas à la naissance de leurs aînés. Cependant, il repense à Merouane… 65eme partie Une femme vient leur servir le café et dépose quelques gâteaux sur la table du salon. Elle sourit en taquinant Samy : - Alors jeune papa. Comment cela va-t-il ? - Oh ça va ! J'avoue que j'ai eu des sueurs froides le jour de l'accouchement, mais maintenant que tout le monde est à la maison cela va beaucoup mieux. Elle rit. - Tu as eu ta dose de peur, comme tous les jeunes papas. - Tu peux le dire, surtout que Manel se trouvait seule à la maison. Son père lui jette un regard interrogateur : - Et toi, où étais-tu ? - Hein ? Je… J'étais encore à l'université. - À cette heure-là ? - Oui. J'avais des copies à corriger et j'ai oublié l'heure. Le vieil homme hoche la tête. - Cela s'appelle de l'inconscience mon fils. C'est une chose qui ne devrait jamais se reproduire. Samy baisse les yeux et regarde sa tasse à café. Il repense à la réalité qu'il voulait fuir. Wahiba l'avait retenu. Wahiba le menait par le bout du nez et, inconsciemment, il avait fui ses responsabilités. Il se reprend : - Je ne pensais pas que Manel allait me faire cette surprise. Elle ne devait accoucher que dans les deux semaines à venir. - Personne au monde ne pourra au grand jamais donner avec précision une date pour la naissance ou la mort. Quels que soient les progrès de la science, c'est toujours dieu qui décide pour nous. Samy hoche la tête. - Manel avait consulté son médecin deux jours auparavant, et ce dernier lui avait plutôt conseillé de continuer à travailler car le bébé ne devrait pas naître avant plusieurs jours. - Alors, tu vois ? Le médecin s'était trompé et la nature avait repris le dessus. Rendons grâce à dieu. Ta femme se porte à merveille et le bébé est un petit ange. La journée passe paisiblement entre rires et plaisanteries. On avait entouré la jeune accouchée de mille soins, et Samy oublie pour une fois ses préoccupations. Il avait consenti à poser pour des photos à côté de Manel et du petit Daris, et c'est avec les larmes aux yeux qu'il avait pris le bébé pour la première fois dans ses bras. On lui donne des tapes dans le dos et on se met à le taquiner sans discontinuation jusqu'à ce qu'il cria gare. Un dîner digne des grandes occasions était prévu et d'autres parents et cousins vinrent rejoindre la grande famille en fin de journée. à suivre Y. H.