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Organisation terroriste pour Washington ?
WikiLeaks
Publié dans Liberté le 02 - 12 - 2010

Le scandale de dimension internationale de WikiLeaks provoque aussi des remous dans les milieux politiques américains.
Le site web spécialisé dans la publication d'informations officielles pousse l'audace d'un cran de plus en promettant de rendre publics 251 287 télégrammes, correspondance secrète et réservée de 274 ambassades américaines à travers le monde. C'est depuis dimanche 28 novembre que le site Internet de WikiLeaks (.org) a commencé la série de publications relative à des télégrammes transmis à partir d'ambassades américaines vers le département d'Etat américain, équivalent du ministère des Affaires étrangères.
La première publication qui contient 291 télégrammes datant du 28 décembre 2010 au 28 février 2010 a pour le moment était suffisante pour créer un tôlé médiatique à l'échelle internationale incitant les autorités américaines à se décider enfin d'ouvrir une enquête judiciaire à l'encontre de WikiLeaks et son fondateur-éditeur, Julian Assange, 39 ans, qui fait par ailleurs l'objet d'une enquête pour tentative de viol en Suède et de poursuites judiciaires sous la loi relative à l'espionnage en Australie, son pays d'origine. “Il (Julian Assange)met les gens en danger, menace notre sécurité nationale et réduit nos efforts de travail avec d'autres pays pour résoudre des problèmes communs”, avait annoncé Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat, dans une conférence de presse lundi 29 novembre, à partir du siège du département d'Etat à Washington DC relative à la publication par WikiLeaks des télégrammes marqués de différentes estampilles, selon qu'ils soient secrets, confidentiels ou de simples mémos. Hillary Clinton avait, depuis qu'elle avait appris l'intention de Wikileaks de rendre publics les télégrammes, contacté tous les leaders internationaux concernés pour tenter de limiter les dégâts que de telles révélations pouvaient engendrer sur les relations diplomatiques avec des pays supposés “amis” ou alliés des USA. En substance, les télégrammes toutes catégories confondues reprenaient dans leur majorité ou des entretiens privés parfois secrets, parfois confidentiels ou des descriptions le plus souvent insultantes envers de hautes personnalités étrangères quand il ne s'agissait pas de décrire les phobies, les manies et la vie privée de ces derniers.
Ces télégrammes d'ambassades se référant ainsi au président français Nicolas Sarkozy comme “un empereur sans habits” et décrivent les phobies du président Kadhafi qui refuse que son avion survole la mer, sa peur de l'altitude, toute en soulignant son attrait bien particulier pour son “infirmière préférée”, d'origine ukrainienne. Pour les télégrammes relatifs à “la géopolitique”, l'un des télégrammes fait état de l'intérêt de la Chine à la réunification des deux Corées, du Nord et celle du Sud mais sous l'égide de Pyong Yang donc sous le contrôle de l'actuelle Corée du Nord, régime hostile aux Américains. Les pays arabes, les plus concernés par cette première tranche de télégrammes révélés au grand public, se retrouvent quant à eux comme à la fin d'un bal masqué où leur vrai visage est enfin révélé. Lutte anti-Al Qaïda ou politique de coulisses contre l'Iran qui se cherche une position de leader au Moyen-Orient, les télégrammes des ambassades concernées révèlent ou des mensonges de chefs d'Etat à l'Assemblée nationale de leur propre pays ou des alliances secrètes allant à l'encontre des beaux discours fraternels entre musulmans.
Le site Internet de WikiLeaks donne quant à lui un diagramme de ces télégrammes d'ambassade par pays. Parmi les 251 287, pas mois de 1 099 sont relatifs à l'Algérie, 1 055 à la Tunisie, 598 à la Libye et 1 365 au Maroc qui arrive ainsi en tête des pays maghrébins. Mais aucun de ces télégrammes n'a encore été révélé même si on ne s'attend pas tellement à ce que cela puisse choquer les Maghrébins. “Il n'y a rien de louable à propos de mettre en danger d'innocentes personnes, il n'y a rien de brave de saboter des relations pacifiques entre nations”, dit Hillary Clinton en réponse à une question lors de la conférence de presse, relative à la ligne éditoriale choisie par WikiLeaks. Mais les médias américains veulent plus d'explications sur le “comment” qui a permis à WikiLeaks d'obtenir ces documents supposés inaccessibles. La seule piste pour l'instant reste celle de Bradley Manning, l'analyste de 22 ans, qui avait remis à WikiLeaks les vidéos de bord des hélicoptères Apache qui avaient pris pour cible et causé la mort de deux journalistes de l'agence Reuters en Irak, en 2007, après avoir confondu un appareil photo muni d'un téléobjectif professionnel à une lance-roquettes RPJ.
Manning, alors soldat stationné à Bagdad avait aussi accès à une large banque de données en même temps que 500 000 autres personnes du renseignement américain qui auraient tous aussi pu remettre ces mêmes documents à WikiLeaks. Le scandale de dimension internationale de WikiLeaks provoque aussi des remous dans les milieux politiques américains. Pete Hoestra, député républicain de l'Etat du Michigan (2e district), membre du comité intelligence (affaires secrètes) auprès de la Chambre des représentants, s'insurge que l'ambassade des USA au Yémen lui ait refusé l'accès à des informations classées secrètes, dont il peut désormais finalement prendre connaissance sur WikiLeaks.
Peter King, un autre député républicain de l'Etat de New York (3e district), membre aussi du même comité, n'hésite pas aussi de dire sa colère de voir les services secrets des pays étrangers “réviser ces télégrammes, ligne par ligne, pour s'informer sur ce que les Américains savent et ne savent pas”, tout en regrettant que ces fuites donnent “aux islamistes dans ces pays (du Moyen-Orient) une plus forte puissance de feu pour déstabiliser les gouvernements (en place)”. Il réclame que WikiLeaks soit considéré et traité comme une organisation terroriste.


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