L'Armée maintient la pression pour éviter toute retraite aux terroristes encerclés. Un cordon sécuritaire a été mis en place au niveau des localités situées entre Tizi Ouzou, Boumerdès et Bouira. Harcelés par l'ANP, de nombreux terroristes ont tenté, avant-hier, de fuir les maquis de Sid-Ali-Bounab pour se redéployer du côté de oued Ksari et Aït-Yahia-Moussa, au sud-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou, à la limite de la wilaya de Boumerdès, ont affirmé des sources concordantes. D'autres groupes armés se seraient également repositionnés dans les maquis de Timezrit, précisément dans les régions de Toursal, Aït-Ali et Ouassadane où ils étaient toujours poursuivis par des centaines de soldats de l'ANP appuyés par des Patriotes. Des détonations se font entendre de temps en temps dans la région survolée en permanence par des hélicoptères de l'ANP. Selon nos informations, un accrochage a eu lieu entre un groupe terroriste et une patrouille de l'ANP dans la localité de Tirziouène sur les hauteurs de Timezrit, dans la wilaya de Boumerdès, mais aucun bilan n'a été avancé à la suite de cet échange de tirs. Sur les axes routiers menant aux villages de la région, des patrouilles mixtes de l'ANP et de la gendarmerie continuaient à opérer des contrôles stricts sur les automobilistes. Plusieurs autres villages, situés à la limite de Tizi Ouzou, ont été passés au peigne fin par l'ANP tels que Azib El-Mourdjane, oued Ksari, Bouhadjnene. Nos sources affirment que des groupes terroristes très mobiles se manifestent la nuit dans le but de desserrer l'étau autour de leurs acolytes toujours coincés dans les maquis de Sid-Ali-Bounab. Ces groupes profitent du rétablissement du réseau téléphonique le soir pour échanger des communications et tenter ainsi de se déplacer. Mais l'Armée continue à exercer sa pression pour éviter que les terroristes encerclés échappent aux mailles des filets. Un cordon sécuritaire a été mis en place au niveau des localités situées entre Tizi Ouzou, Boumerdès et Bouira, indiquent nos sources. Le même dispositif a été mis en place dans les maquis de Mizrana où des centaines d'éléments des forces de sécurité sont toujours sur place entre Mizrana et Afir. Ici aussi les axes routiers sont étroitement surveillés pour couper toute retraite aux terroristes en les empêchant d'entrer dans les villes, notamment Dellys et Tigzirt. Par ailleurs, on a appris que d'autres casemates ont été détruites dans la soirée d'avant-hier dans la région de Tafougalt et des bombardements ont eu lieu hier encore à Mizrana et ses environs, témoignent des villageois. Ceci étant, si les bombardements ont quasiment cessé à Sid-Ali-Bounab, la rumeur, érigée en seul mode de communication à chaque fois qu'il s'agit d'offensives militaires dites d'envergure, continuent, quant à elle, de sévir. Officieusement d'ailleurs, sinon via le canal de la rumeur, l'opération pour laquelle d'impressionnants moyens matériels et humains, aériens et terrestres, sont mobilisés depuis cinq jours dans le maquis de Sid-Ali-Bounab, s'est soldée par l'élimination d'au moins 12 terroristes parmi lesquels figureraient, peut-être, même Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelwadoud, le numéro un d'Aqmi en Algérie, et Abdelkahar dit Mouaouia, le fils d'Ali Benhadj, le numéro 2 de l'ex-FIS. Mais officiellement, faute de la présentation d'un quelconque bilan, cette opération s'est soldée par un silence radio qui ne cesse de donner lieu à d'autres opérations de confection de bilans dans les rédactions des médias nationaux et surtout étrangers. En d'autres termes, faute de bilan officiel, le citoyen aussi n'hésite pas, pour sa part, à confectionner son propre bilan de cette grande offensive militaire.