L'année 2010 s'est achevée sur un succès historique pour notre compagnie Alliance Assurances en réussissant une première introduction en Bourse d'une entreprise privée algérienne. Ce succès doit être celui de l'économie algérienne et de l'entreprise privée algérienne. Nous avons participé modestement, à travers un travail pédagogique, à démystifier la Bourse et à rendre l'espoir et rétablir la confiance après des années de méfiance compréhensible et entamer un processus de réhabilitation de l'image de l'entreprise algérienne. Nous avons pu tirer un certain nombre de leçons de cette expérience unique et qui, nous sommes sûrs, seront très utiles pour les prochaines introductions que nous espérons nombreuses dans les prochaines années. 1. C'est possible et le marché existe, l'engouement des particuliers pour la souscription des actions Alliance Assurances a été une leçon extraordinaire à travers leur disponibilité de faire confiance quand ils sont convaincus et nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour ne pas les décevoir. Nous sommes conscients de l'immensité de la tache et du poids de la responsabilité mais avec le travail, le sérieux, le professionnalisme et la persévérance nous sommes sûrs de relever le défi. 2. L'entreprise algérienne, notamment privée, est capable de travailler dans la transparence managériale, fiscale, sociale et selon les meilleurs standards des bonnes pratiques de management. 3. Un partenariat public privé (PPP) est possible et l'engagement des banques publiques nationales a été déterminant pour la réussite de l'opération. 4. L'engagement et le soutien de la presse nationale a été l'un des facteurs de succès pour cette première opération dans le secteur privé national. 5. Le rôle que doit jouer l'entreprise algérienne privée dans la réussite des prochaines introductions à travers une solidarité sans faille et pourquoi pas une annonce solennelle des patrons du soutien indéfectible et un engagement pour souscrire afin d'envoyer des signaux positifs à l'opinion publique et au gouvernement. L'une des questions qui est revenue le plus souvent, courant 2010, a été le retour de l'Etat en force à travers le secteur public qu'il veut dominant. À mon avis, la position du gouvernement a le mérite de la clarté. Au cours de cette même année, le secteur privé national, malgré toutes les difficultés, a réussi à passer à la première place pour la première fois en termes d'embauches et de création d'emplois ainsi qu'en termes de création de richesses et de valeurs ajoutées hors hydrocarbures. Dans notre secteur des assurances et à titre d'exemple, les compagnies privées souffrent d'une discrimination certaine lors de la soumission pour certains marchés publics et nous pensons que cela, même s'il n'est pas objectif, pourra bénéficier d'une compréhension relative mais ce qui l'est moins pour nous, les managers du privé, c'est quand cela vient du secteur privé qui préfère à qualité de service égal sinon mieux s'adresser au public sous le mythe de la sûreté et de la protection de l'Etat. Nous pensons que nous devons marquer entre nous plus de solidarité et plus de confiance dans tous les domaines et secteurs afin de consolider nos positions et pouvoir atteindre une masse critique qui nous permettra à l'avenir de devenir crédibles pour peser sur l'avenir des politiques économiques futures. Les prochains challenges du patronat national est de fédérer les patrons autour de ses objectifs nobles de la consolidation des entreprises privées créatrices de richesses et permettre un développement harmonieux et objectif. Nous espérons que l'année 2011 apportera plus de prospérité pour notre pays, plus d'espoir pour notre jeunesse, plus de dynamisme pour la Bourse d'Alger, plus de réussite pour l'économie nationale, plus de chance pour les managers algériens et leur entreprise, plus de liberté pour la presse nationale et les meilleurs vœux pour le peuple algérien qui mérite d'être un peuple heureux. H. K. (*) P-DG d'Alliance Assurances