Drôle de manière pour les autorités algériennes de célébrer le 63e anniversaire de la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, qui coïncide avec ce samedi 10 décembre. Le bureau de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh) de Béjaïa, qui projetait d'organiser durant cette journée une conférence publique avec son président, Me Zehouane, à la maison de la culture Taos-Amrouche de la ville, l'a appris à ses dépens. Depuis l'introduction de la demande d'autorisation de ladite ligue au sein des services de l'administration de wilaya, la Drag en l'occurrence, cette dernière n'a toujours pas donné son “quitus” au motif que, selon la déclaration de la ligue, son autorisation est soumise “à l'avis du ministre de l'Intérieur”. Pour les militants, ces péripéties ne sont que l'avant-goût de la nouvelle loi sur les associations qui révèle les véritables intentions du gouvernement qui vise le verrouillage du champ associatif.