Des enseignants, titulaires du diplôme de docteur-ingénieur (D1+DEA) et du diplôme de doctorat de 3° cycle (D3C+DEA), obtenus en France, viennent d'adresser une lettre au président de la République pour poser le problème de la reconnaissance de leurs diplômes. Lauréats de nos universités (facultés, écoles et instituts), ils ont été envoyés par l'Etat. Le paradoxe, selon les auteurs de la lettre, c'est qu'aujourd'hui, ce diplôme décrié est non seulement reconnu, mais mieux coté en Algérie. “Aujourd'hui, nos diplômes de docteur-ingénieur et de doctorat de 3° cycle sont sanctionnés par une équivalence d'un diplôme de 3° cycle C - ancien régime -, qui ne figure même pas dans la nomenclature des diplômes de l'enseignement supérieur en vigueur en Algérie”, écrivent les auteurs de la lettre. Ce qui les défavorise par rapport à leurs collègues formés dans des pays autres que la France. Pourtant les doctorants de France ont subi des épreuves relativement difficiles pour décrocher le diplôme d'études approfondies (DEA), condition sine qua non pour accéder en thèse. “Après vingt-cinq années de loyaux services, voire plus, nous nous sommes ainsi retrouvés dégradés dans le corps des maîtres-assistants, au même titre que nos étudiants titulaires d'un diplôme de magistère”.