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Je t'attendais 37e partie
Publié dans Liberté le 02 - 07 - 2012

RESUME : Elle échappe de peu à une agression. Sans l'intervention d'une Béninoise, qui sait comment elle aurait fini. Mme Fati l'aide à avoir des papiers en règle. Trois ans d'attente pleine de solitude et de déception. Elle travaille dans un salon de coiffure. Sa famille lui manque. Elle voudrait aller les voir. Quand elle appelle un soir, son beau-père ne reconnaît pas sa voix. Elle pense qu'ils l'ont oubliée...
Yamina n'aspire qu'à une chose ; revoir les siens. Mais elle n'ose pas prendre ses papiers et rentrer sans savoir comment elle sera accueillie par sa famille. Elle tente de se faire une raison et remet à plus tard, sa visite. Les années passent. Elle travaille toujours dans le même salon. Un jour, une collègue, Sabrina, lui présente son frère. Tous deux sont nés d'un mariage mixte. Son père est français et sa mère est algérienne d'origine chaoui. Massi, son frère aîné, est agent commercial, dans une agence immobilière. Sabrina lui a demandé de les emmener à une fête. C'est à cette occasion qu'elle le lui a présenté. Yamina lui a tout de suite plu. Elle a vu dans son regard l'intérêt qu'il lui portait. Quand elle se retrouve avec Sabrina, elle lui demande.
- On aurait pu venir sans lui. Ou avais-tu une idée derrière la tête ?
- Non, je te le jure ! Les manigances, ce n'est pas mon truc, dit-elle. Pourquoi ? Il te plaît ?
- C'est un beau garçon, reconnaît-elle. Mais je ne suis pas intéressée...
Mais le jeune homme se met à la draguer. Elle accepte de le voir. Les sorties se succèdent les unes après les autres. Il finit par lui parler de son amour et de son envie de se marier avec elle. Il a des intentions des plus honorables. Il veut rencontrer sa famille avant. Yamina ne saute pas de joie lorsqu'il insiste. Elle ne lui a pas raconté son passé. Elle n'ose pas lui dire qu'elle a fugué et coupé les ponts avec sa famille depuis des années. Elle n'est pas fière de ce qu'elle a fait. Elle ne lui parle pas de la mésaventure qu'elle a connue aussitôt après avoir faussé compagnie à ses employeurs. Elle a honte. Et pour ne pas être larguée, elle décide de ne plus sortir avec lui. Cela le met hors de lui. Il n'accepte pas la rupture.
Un soir alors qu'elle est chargée de la fermeture du salon, il l'attend en face, surveillant ses moindres gestes. Il veut reprendre avec elle. Dès qu'il l'accoste, elle s'arrête et elle a un geste de recul. Il est un air mauvais dans le regard. Elle a peur. Elle regarde autour d'eux. Personne. Si elle l'avait vu avant de sortir, elle serait restée dans le salon, par sécurité.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je veux te parler, dit-il.
- On n'a plus rien à se dire, réplique-t-elle.
- Tu ne comprends pas, je t'aime et je tiens à toi ! On ne se séparera jamais...
Yamina secoue la tête.
- Tu dois accepter notre séparation, dit-elle en s'efforçant à garder son calme. On n'est pas fait l'un pour l'autre. Un jour, tu rencontreras la femme de ta vie !
- Tu es la femme de ma vie !
- Non, oublie-moi !
Elle décide de poursuivre son chemin mais il l'en empêche.
- Tu as rencontré quelqu'un d'autre, c'est ça ? lui demande-t-il sèchement. C'est qui ? Il est d'où ?
- Non, je n'ai rencontré personne... Et puis, c'est fini entre nous ! Je n'ai pas de compte à te rendre.
- Ce n'est pas toi qui décideras si c'est fini ou pas ! lui dit-il en prenant un air mauvais. J'ai parlé de toi, à ma famille, à mes amis ! J'aurais l'air de quoi quand ils apprendront que tu m'as largué !
- Ça ne peut pas marcher entre nous ! Il faut que tu acceptes la chose, dit-elle.
- C'est qui l'autre ?
- Il n'y a personne d'autre, lui jure-t-elle.
Mais il refuse de l'écouter. Il ne la croit pas. Elle le découvre suspicieux et jaloux au point de changer de couleur. Son regard est dur.
- Ne crois pas que je vais te laisser filer le parfait amour, avec lui ! Tu es à moi !
Il demeure sourd. Quand elle dit “personne", il s'entête à lui demander :
- Qu'est-ce qu'il a de plus ? Il est plus riche ? Plus beau ? Qu'est-ce qu'il t'a promis de plus ?
- Massi, je te le jure ! Il n'y a rien de tout cela... Je te le jure sur ma vie !
Mais il ne la croit pas. La jalousie le rend aveugle. Il se met à la gifler au point de l'assommer. Il ne s'en rend compte que lorsqu'elle tombe à la renverse et qu'elle ne bouge plus. Il regarde autour de lui, souffle de soulagement en constatant qu'il n'y a pas un chat dehors. Il s'approche d'elle et la tape du pied, dans le ventre. Elle ne crie pas, ne gémit pas. Il lui donne un dernier coup et part, empruntant une ruelle obscure. Il n'a pas un regard pour elle. Maintenant, c'est fini entre eux...
(À suivre)
A. K.
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