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Je t'attendais 37e partie
Publié dans Liberté le 01 - 07 - 2012

RESUME : Yamina est descendue dans un quartier chaud. Trois voyous l'abordent. Ils veulent des bijoux et elle n'en a aucun. Ils ont l'idée d'abuser d'elle. Heureusement pour elle, une femme intervient et la défend. Ils s'enfuient en entendant une sirène de voiture de police...
Lorsque Yamina reprend connaissance, elle panique en trouvant un médecin et une infirmière en train de l'examiner.
Où suis-je ?demande-t-elle.
À l'hôpital, répond le médecin. Vous vous êtes évanouie ... d'après ce que nous a raconté Mme Fati, vous avez eu beaucoup de chance !
Elle en doute. Maintenant qu'elle est à l'hôpital, ils allaient certainement contacter la police. Elle n'a aucun papier. Elle se voit déjà dans un avion, de retour au village. Tous lui diront qu'elle n'a eu que ce qu'elle mérite. Sa mère lui a toujours prédit une vie malheureuse.
Elle souffre en constatant qu'elle ne s'est pas trompée. Elle n'en a fait qu'à sa tête. Elle a cru bien faire. Ce soir, après tout ce temps, elle reconnaît, même s'il lui en coûte, qu'elle aurait dû écouter sa mère et sa sœur.
Elle n'aurait pas dû se froisser avec son beau-père. Elle regrette de ne pas être réconciliée avec lui. Maintenant qu'elle allait être expulsée, elle aurait eu au moins où aller.
Pourquoi pleurez-vous ?
Madame Fati qui s'est tenue à l'écart, le temps qu'ils l'examinent s'approche et lui prend la main.
Tu n'as plus à t'en faire, tu es sauvée ... Heureusement pour toi, j'ai terminé plus tard que prévu et ma voiture est tombée en panne! Il fallait que je prenne le bus...Mais docteur, puisqu'elle va bien, est-ce qu'elle peut rentrer ?
Oui ...
Madame Fati l'aide à se redresser. Yamina essuie ses larmes et se demande dans quelle autre aventure elle allait s'embarquer cette fois encore. Elle se demande si elle ne ferait pas mieux de contacter sa famille. Elle ne se sent pas la force de vivre une autre aventure qui finirait mal.
Elle a beau être une jeune fille, elle n'attend plus rien de la vie. Elle est fatiguée. En tentant de se sauver ce soir, elle est tombée sur ces voyous. Si la dame n'était pas intervenue, ils auraient abusé d'elle. C'est à croire qu'elle a été mise au monde pour souffrir.
_ Ne t'en fais pas, lui dit-elle, tout se passera bien !
Son regard est plein de bonté, il ne trompe pas. La jeune fille accepte le bras qu'elle lui tend. Elle part avec elle, consciente de remettre son sort, à chaque fois, entre les mains d'inconnues. Si sa vie n'est qu'un gâchis, elle en est entièrement responsable.
Au lieu de prendre exemple sur sa sœur et de poursuivre ses études, sans couper avec la famille, elle a suivi le mauvais chemin.
Elle a bien des regrets. Mais cela ne change rien à la situation.
Fati l'emmène chez elle, prenant un taxi, pour plus de sécurité.
J'habite seule ... je suis une vieille fille, comme on dit chez nous, lui confie-t-elle. Au Bénin ... mais toi d'où es-tu ?
D'Algérie, répond Yamina. Je ... je tiens à vous remercier ... sans vous, j'ignore comment
Il ne faut plus t'en faire ... tout se passera bien à partir de maintenant ! la rassure Fati.
Je suis une sans-papiers, lui confie la jeune fille. Ce soir, j'ai repris ma liberté ...
Mais à quel prix ? Pour être mieux comprise, elle lui raconte son histoire.
Fati, certainement une envoyée de la providence, lui sera d'une aide précieuse. Celle-ci est bénévole dans une association caritative en plus d'être assistante sociale. Dès le lendemain, après avoir fait réparer sa voiture, elle l'emmène à l'endroit où elle est intervenue. On fait le tour du quartier. Mme Fati l'aide à retrouver le restaurant de Mebrouka. Elle a avec celle-ci une discussion des plus dissuasives. Elle aurait bien porté plainte mais Yamina refusait. Elle ne voulait pas qu'on entende parler de sa mésaventure. Elle ne voulait pas que cela tombe dans les oreilles de sa famille ou des gens de sa région natale. Mme Fati ne portera pas plainte si elle récupère les papiers de la jeune fille. Mebrouka ne se fera pas prier. Le jour même, elle les leur apporte. Elle ignorait que sa sœur l'avait maltraitée. Yamina n'y croyait plus.
_Maintenant, on va faire ce qu'il faut, pour que tu aies des papiers en règle !
C'est au bout de trois ans, de démarches administratives qu'elle les obtient. Des années très difficiles à vivre. Entre-temps, elle a fait un stage de coiffure et travaille dans un salon où elle s'est faite des amies.
Mais cela ne remplace pas sa famille qui lui manque beaucoup. Elle voudrait les revoir. Un soir, elle appelle au village. Son beau-père répond.
_ Bonsoir, dit-elle. Ça va ?
_ El hamdou l'illah, répond-il. Mais qui êtes-vous ?
_ Est-ce que Fathma est là ?
_ Oui mais qui êtes-vous ?
Yamina raccroche, consciente qu'on ne pense pas à elle, qu'on n'espère plus de nouvelles d'elle. Elle pleure et maudit le jour où elle est partie. Elle a bien des regrets. Elle a envie de rentrer au pays mais craint leur accueil. Qui sait si elle sera la bienvenue ?
(À suivre)
A. K.
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