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Elections, dialogue avec les Touaregs, développement...
Le Mali face à ses vieux démons
Publié dans Liberté le 02 - 02 - 2013

“Une bonne partie de la mission Misma est accomplie, mais je ne sais pas si le plus dur est fait, parce qu'une chose est de reconquérir les territoires occupés et une autre chose est de réorganiser la vie", avoue le président malien par intérim, Dioncounda Traoré.
Tandis que l'avancée des forces spéciales françaises se poursuit dans le Nord-Mali et qu'il est encore difficile de savoir où sont partis les djihadistes ayant fui devant la chasse et les chars français, le président malien par intérim a annoncé son intention d'organiser rapidement des élections. Depuis Addis-Abeba (Ethiopie), devant le 20e sommet de l'Union africaine, Dioncounda Traoré a même annoncé la date butoir du 31 juillet 2013 pour la tenue d'un scrutin “propre, transparent et crédible". Selon la classe politique à Bamako, tout est fin prêt et le pays n'est plus que dans l'attente de sa stabilité, prévue, selon la France qui mène l'opération recouvrement du Nord-Mali, dans trois à quatre mois.
Ça, c'est en théorie. Au plan pratique, c'est une autre paire de manches, d'autant que le pays est sans institutions malgré le subterfuge de pouvoir intérimaire. Et puis, personne ne peut dire ce qui se passera dans le Nord débarrassé des djihadistes. “Une grande partie de la mission des forces maliennes et françaises visant à reconquérir le Nord-Mali, tombé sous le contrôle de groupes islamistes armés, a été accomplie, mais le plus dur reste peut-être à faire", estime le président malien dans une interview à une radio française, promettant d'aller chercher les djihadistes “partout où ils iront". Selon lui, la contre-offensive française devrait être bouclée d'ici un mois pour laisser place au processus de stabilisation et de sécurisation, lequel serait confié aux forces de la Cédéao. “Une bonne partie de la mission est accomplie, mais je ne sais pas si le plus dur est fait, parce qu'une chose est de reconquérir les territoires occupés et une autre chose est de réorganiser la vie et de faire en sorte que les gens qui ont vécu ensemble pendant des siècles réapprennent à vivre ensemble", devait avouer Dioncounda Traoré qui s'est désolé que les donateurs internationaux pour la crise de son pays ne se soient pas bousculés devant la corbeille déposée à l'issue du sommet de l'UA. Alors qu'il est escompté à 900 millions de dollars, la conférence des donateurs n'a réuni que la moitié, à peine de quoi financer les 6 000 soldats de la Cédéao. Autre problème de taille : Bamako n'est pas chaud pour se réconcilier avec les Touaregs qui sont jugés responsables de la descente aux enfers du pays. L'initiative française à Kidal n'a pas été préparée en étroite collaboration avec l'armée malienne et ne suscite pas non plus d'enthousiasme débordant à Bamako où tout le monde se dit ne pas être dans une logique de négociations avec le MNLA, en tout cas pas avant la restauration de l'intégrité territoriale du Mali.
La semaine dernière, les députés ont voté à l'unanimité une feuille de route sur la transition démocratique qui se prononce contre des négociations avec le MNLA.
Il faudra pourtant trouver une solution politique. Paris a ainsi appelé Bamako à engager sans plus attendre “des discussions avec les représentants légitimes de la population du Nord".
Problème récurent, la question touareg a rebondi à Kidal, qui s'étend jusqu'à la frontière algérienne, fief historique des “hommes bleus". Le dispositif français devrait être renforcé par 500 soldats venus du Tchad et du Niger pour créer une force tampon susceptible d'éviter des affrontements entre les milices touaregs qui tiennent désormais la ville et les soldats de l'armée malienne. Face à ce nouveau péril, l'ONU pense à une force de maintien de la paix au Mali.
Le Conseil de sécurité devrait se saisir de la question dans quelques jours avec l'idée d'y intégrer les forces africaines actuellement en déploiement au Mali. Ces dernières semaines, l'ambassadrice américaine, Susan Rice, a plusieurs fois proposé que cette option soit envisagée. Cette force ne pourrait être mise en place qu'une fois l'offensive contre les djihadistes finie. Les forces africaines de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), créées dans le cadre de la résolution 2085 du 20 décembre, doivent, par ailleurs, être déployées dans leur totalité au cours des semaines prochaines.
En attendant, Washington appelle à ne pas lancer de représailles contre les Touaregs ou les autres minorités ethniques, accusés d'avoir soutenu les islamistes armés.
Nous nous faisons l'écho des appels lancés par les Maliens et les Français exhortant les citoyens maliens à ne pas exercer de représailles contre les Touaregs ou d'autres minorités ethniques, a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.
D. B


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