Des projets inscrits à l'indicatif de la wilaya de Tizi Ouzou, il n'en reste décidément pas beaucoup qui ne sont pas encore lancés, a déclaré le wali, qui affirmait au cours d'une conférence de presse animée mardi que 90% du programme de développement au titre du quinquennat 2010-2014 ont été lancés. "Je suis satisfait du bilan de cette année 2013 qui a connu une dynamique particulière en matière de développement", a-t-il déclaré. Pour une wilaya dont le retard en matière de développement est connu de tous, le bilan présenté contraste avec les précédents. Le wali cite, à titre d'exemple, le programme de 500 opérations que gère la Dlep pour un montant de 100 milliards de dinars dont il ne reste aucune opération en instance. "Avec les 5 000 logements en cours et les 2 000 autres à lancer incessamment au pôle d'excellence de Oued Falli, la demande du logement social est devenue à Tizi Ouzou inférieur l'offre", a-t-il indiqué. Sa matière à satisfaction, Abdelkader Bouazghi dit la puiser surtout dans la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la région, et ce en raison de ce qu'il avait ramené dans son escarcelle. "Les projets annoncés par le Premier ministre sont primordiaux pour le développement de la wilaya", a-t-il jugé tout en énumérant les projets en question, dont notamment les 10 milliards de dinars accordés pour l'acquisition du foncier qui permettront principalement, dit-il, l'indemnisation des 65 hectares déclassés à Oued Falli, et l'indemnisation des EAC d'Azazga où seront réalisés 1 500 nouveaux logements. "Nous espérons que ces 10 milliards DA ne sont qu'une première tranche qui sera suivie par d'autres qui permettront d'acquérir encore des terrains et régler ainsi ce gros problème de rareté du foncier dont souffre la région. Le plus important a été de faire comprendre au gouvernement que le développement nécessite du foncier et qu'il fallait financer son acquisition", a expliqué le wali. Aussi, le wali a évoqué le projet de la nouvelle zone industrielle de Souamâa, qui s'étend sur 380 hectares et qui pourra accueillir environ 300 gros investissements. Sa viabilisation sera lancée incessamment, a-t-il indiqué non sans citer que 92 projets d'investissement économique ont été retenus lors de la dernière réunion du Calpiref. Le wali a, toutefois, déploré que certains projets soient toujours en souffrance. Il cite, entre autres, le stade de 50 000 places qui n'a consommé jusque-là que 10 milliards DA sur les 35 qui lui sont alloués, le centre anti-cancer de Drâa Ben-Khedda qui n'est qu'à 30% de sa réalisation. "En difficultés financières, l'entreprise a obtenu un ODS d'arrêt de complaisance", a révélé le wali, citant encore le projet du barrage de Souk n'Tleta bloqué, à cause de l'exagération des expropriés qui exercent constamment le chantage en revoyant à chaque fois à la hausse leurs exigences contre l'acceptation de l'installation de l'entreprise turque en charge de sa réalisation. Il évoque aussi, comme tâche noir du développement, les oppositions à la réalisation de trois CET d'un montant de 90 milliards. "C'est le blocage de ces projets à fortes enveloppes qui malmène le taux de consommation de crédit dont il faut, autrement, plus en faire un mythe", a-t-il conclu. S L Nom Adresse email