Dans la perspective de la tenue du congrès constitutif de l'Union démocratique et sociale (UDS), son porte-parole, Karim Tabbou, a animé, hier, une conférence-débat au théâtre régional Malek-Bouguermouh de Béjaïa, pour présenter les grandes lignes du parti. Intervenant devant un parterre de militants et sympathisants, le conférencier affirmera que "l'idée et la volonté de créer un nouveau parti répondent aux besoins de se doter d'un instrument politique tout en restant fidèle à soi-même". Il s'agit là, souligne l'orateur, d'une nécessité historique face à un "système archaïque", d'où son appel pour "renégocier un contrat avec la société". Dans la foulée de son intervention, Karim Tabbou évoquera "la vacation du pouvoir" suite à la maladie du président de la République et "le dysfonctionnement des institutions de l'Etat". "Vu de l'extérieur, l'application de l'article 88 de la Constitution semble impossible. En revanche, de l'intérieur des institutions, cela est possible. Il suffit qu'on clique le doigt au Conseil constitutionnel", ironisera-t-il à ce sujet. Par ailleurs, le conférencier a tenu à présenter les grandes lignes politiques de son parti à l'assistance, dont la majorité est épuisée de son ancien parti, le FFS en l'occurrence. "Nous sommes de la mouvance démocratique", expliquera-t-il, avant de souligner "l'autonomie" de son parti vis-à-vis du pouvoir ou des lobbies politico-financiers. Selon lui, la création de l'UDS se veut, réellement, une issue de secours face à "l'absence de l'opposition", et vise à se battre pour le respect des valeurs démocratiques et les droits de l'Homme. Pour conclure, le porte-parole de l'UDS lancera un appel à tous les citoyens soucieux du devenir de l'Algérie pour agir ensemble, afin de "se réapproprier le droit à une vie digne en sortant le pays du non-développement, de l'archaïsme et de la régression". L. O Nom Adresse email