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La révolution de mon père 11e partie
Publié dans Liberté le 29 - 09 - 2013

Résumé : à mon réveil le lendemain, j'apprends qu'un accrochage avait eu lieu dans la nuit, non loin de notre camp. Da Belaïd nous proposera de nous rendre au camp des réfugiés. Nous prenons la route sans tarder. Mais des tirs ennemis nous surprirent. Au bout d'un temps, les tirs s'arrêtent, mais nous savions que ce n'était que partie remise.
Un homme lève la main pour l'interrompre :
-Nous savons tous que les maquis sont infestés de militaires... Il ne fallait pas vous aventurer en plein jour...
-Il le fallait, s'écrira Da Belaïd... On nous avait signalé un accrochage dans la forêt environnante.
-Certes, mais vous étiez à l'abri.
-À l'abri... ? De quel abri parles-tu donc ? Au maquis c'est la jungle mon vieux.
Quelques hommes se mettent à nettoyer leurs armes.
-Nous avons des mitraillettes, quelques grenades et des fusils de chasse... Je ne voulais pas utiliser les mitraillettes... Je ne voulais pas que l'ennemi découvre que nous avons reçu des munitions.
-Bien. Mais êtes-vous sûr que personne ne vous a suivis.
-J'en suis certain... Je ne suis pas né de la dernière pluie, Amar.
Amar était le chef du camp des réfugiés. Un autre homme se tenait à côté de lui. C'était Si Ahmed, le toubib.
Ce dernier semblait plus calme et demande s'il y avait un infirmier parmi nous.
Devant notre silence, il se lève et me désigne d'office :
-à compter d'aujourd'hui, je te nomme infirmier du camp.
Je devins écarlate :
-Mais... Mais je ne connais pas...
Il hoche la tête et m'interrompt :
-Je sais... Tu ne connais pas le paramédical, ni quoi que ce soit à la médecine. Mais au maquis mon fils, tous les métiers sont permis...Tu seras bientôt forgé, ne t'en fais donc pas.
Je garde le silence. Mustapha me pince le bras :
-Toi au moins, tu as déjà un rôle bien spécifique.
-Oh ! Arrête... Je veux combattre moi aussi, et non pas rester à l'arrière des troupes comme une femme.
à peine avais-je terminé ma phrase, qu'une femme se dressa devant nous :
-Bonsoir, je suis Fatiha... Je suis chargée de la pharmacie du camp. Veux-tu m'accompagner ? Je vais te montrer les médicaments de première nécessité.
Pris au dépourvu, je demeure un moment sans voix. Mustapha me pousse tout doucement en me chuchotant à l'oreille :
-Il ne fallait pas parler de femmes mon vieux...
Tu viens de provoquer le destin. Va donc avec elle, qu'attends-tu pour la suivre ?
Je me lève tel un automate, et suis Fatiha qui se dirigeait vers le fond de la grotte. Elle ouvrit une petite malle et me dit :
-Il y a tout ce qu'il faut là-dedans pour les urgences et les premiers soins. Nous avons de l'eau oxygénée, de l'alcool, de la poudre de pénicilline, du mercurochrome, des comprimés d'aspirine, des bandages et quelques seringues... Ce n'est pas une pharmacie bien sûr, me lance t-elle d'une voix grave... Nous n'avons rien. Absolument rien pour des soins sérieux... Parfois les blessés meurent d'infection... C'est la guerre... Je descends en ville parfois pour récupérer ce que je peux...
-Que suis-je censé faire ?
- Prendre soin de ce petit "trésor" et exécuter les ordres de Si Ahmed le médecin. C'est un brave homme, et tu seras vite content de travailler avec lui.
-Je ne sais même pas cautériser une plaie.
-Tu apprendras vite... Nous sommes tous des novices dans tous les domaines. Mais la guerre forme toujours les hommes.
Fatiha s'éloigne en entortillant sa tresse. Elle devait avoir la trentaine. C'était une femme très posée et très intelligente... J'apprendrais par la suite qu'elle avait décidé de rejoindre le maquis suite à l'assassinat de son mari par les militaires français. Ce dernier était collecteur de fonds en France et était intervenu à maintes reprises dans des situations assez complexes pour sauver plusieurs frères.
Nous sommes en avril 1955. La neige avait fondu...
Les montagnes étaient verdoyantes. Cela faisait deux jours depuis que nous étions sur le mont... Au fait, on l'appelait le mont des réfugiés... C'était un titre non officiel bien sûr, mais plutôt un code entre les combattants...
Je profitais du temps passé auprès du médecin Si Ahmed pour m'initier au paramédical. Si ma mère apprenait que son fils avait non seulement déserté la caserne, mais s'apprêtait aussi à devenir infirmier, elle n'en reviendrait pas.
(À suivre)
Y. H.
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