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L'éducation à la sécurité routière s'impose
70 morts et plus de 1600 blessés en 2013 à Batna
Publié dans Liberté le 14 - 01 - 2014

Des vies humaines perdues, des handicaps physiques, des traumatismes psychologiques, des familles endeuillées et d'importantes dépenses pour l'Etat et le citoyen sont les conséquences imparables de la délinquance routière.
Pour le seul premier semestre de l'année écoulée, le bilan officiel de la Gendarmerie nationale dénombre 1663 morts et 22 332 blessés, dans 12 879 accidents survenus à travers le territoire national. Encore faut-il rappeler que ces statistiques, dignes d'une guerre, ne prennent en considération que les décès enregistrés sur les lieux du drame. Aucun recensement des victimes, qui rendront l'âme après leur transfert vers les hôpitaux, n'est envisagé. Avec ses 56 décès enregistrés durant la même période, Batna est classée parmi les wilayas les plus touchées par cette hécatombe. À la fin de l'année 2013, le tribut payé aux routes, dans cette région du pays, atteindra 70 décès et plus de 1600 blessés. Aucune localité n'a été épargnée par ce carnage. Les causes ? La prudence n'est pas de mise, même lorsqu'on emprunte des portions de route réputées pour être accidentées, comme les virages de Draâ Aïssi (RN 87), de Lambiridi (RN 3) et de Tilatou (RN 28) et la route d'El-Djazzar (RN 28). Les quelques secondes que ces chauffards cherchent à gagner, le savoir-faire en conduite de voitures ou motos qu'ils veulent prouver leur sont fatals d'une manière ou d'une autre. Car, selon les spécialistes, même si l'on s'en sort indemne d'un grave accident, celui-ci demeure un événement traumatisant pour beaucoup. Quand on a provoqué un drame et qu'il y a eu des pertes en vies humaines, on sait pertinemment qu'on a ôté la vie à autrui.
Mais quelles conséquences psychologiques découlent d'un accident de la route chez la personne l'ayant provoqué ou subi ?
Cela demeure un domaine méconnu chez nous, à défaut d'études spécialisées, vu l'absence, en Algérie, d'une stratégie de prévention routière, laquelle est l'un des éléments essentiels dans toute lutte contre les accidents de la route. Cette lutte basée sur la seule répression sécuritaire a échoué ou, du moins, n'a pas abouti aux résultats escomptés. Les usagers de la route sont pour beaucoup dans cet échec. Les radars, le retrait des permis de conduire, l'immobilisation de véhicules et les amendes infligées pour des infractions au code de la route, par les différents services de sécurité, n'ont apparemment pas des effets décisifs sur le comportement des fous du volant. Ceux-ci s'accrochent à leurs mauvaises habitudes. Qui d'entre nous n'a pas été témoin du manège auquel se livrent les conducteurs ? Les uns avertissent les autres de la présence de radar ou de barrage des services de la Gendarmerie nationale avec des signaux de phares ou par téléphone. Le chauffeur du moyen de transport qu'on a emprunté se sentira vexé si on lui demande de réduire sa vitesse excessive ou de ne pas s'aventurer dans des dépassements dangereux. "Je sais ce que je fais", dira-t-il. Mais il arrive également qu'un passager suggère au conducteur d'accélérer si celui-ci roule à vitesse modérée par prudence, ou par contrainte, car la majorité des véhicules assurant le transport collectif entre le chef-lieu de wilaya et les différentes localités sont bons pour la ferraille (et là, c'est une autre paire de manches). Les mesures répressives n'ayant pas limité les dégâts, il est temps de penser à l'éducation routière. Le milieu scolaire est le lieu propice à une prise de conscience citoyenne. Malheureusement, le sujet n'est pas traité dans les manuels scolaires destinés aux collégiens et autres lycéens. Au primaire, les dangers de la route sont abordés, en éducation civique, en première année. En deuxième année, on se limite à la lecture de quelques panneaux de signalisation. Deux textes de quatre ou cinq lignes, dans le livre de français de troisième année, rappellent l'obligation d'attacher sa ceinture de sécurité, de respecter les feux de signalisation et d'emprunter le passage pour piétons. L'enfant est appelé à énumérer les causes des accidents de la circulation à partir d'une illustration, en quatrième année, dans un cours d'éducation civique. Et c'est tout ! Est-ce suffisant pour aborder un problème aussi épineux quatre fois pendant le cycle primaire ? Certainement pas.
Aujourd'hui, plus que jamais, la famille, l'école, les associations et les médias sont vivement appelés à focaliser sur l'éducation en sécurité routière. Un effort collectif doit être fourni afin de responsabiliser les jeunes usagers de la route, qu'ils soient piétons, cyclistes, motocyclistes, passagers d'une voiture ou futurs automobilistes.
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