Le ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid a reçu au siège de son département hier l'ambassadeur de France en Algérie, Hubert Colin de Verdière. Cette rencontre intervient à quelques semaines de la visite du premier responsable hexagonal du secteur, François Fillon, dans notre pays. L'apport de la France en matière d'éducation consiste à soutenir la réforme de l'école en cours intra-muros. Cette aide est très opportune d'autant plus que les changements dans les méthodes et les programmes d'enseignement préconisés de part et d'autre de la Méditerranée sont similaires. Le retour aux règles élémentaires de l'apprentissage est le maître mot du discours politique en vogue dans les deux pays. Au cours de leur entretien, hier, MM. Benbouzid et De Verdière ont passé en revue les chapitres de l'aide française, notamment dans la confection des manuels et des programmes scolaires, la formation des enseignants ainsi que l'accès aux nouvelles technologies. Invités au Salon de l'éducation qui s'est tenu en novembre dernier à Paris, des représentants du ministre de l'Education, dont le directeur de l'enseignement fondamental, ont profité de leur séjour pour se rendre dans quelques académies. Leur objectif étant de s'imprégner de la pédagogie adoptée dans la confection des programmes. Outre son volet didactique, l'apport français se chiffre en millions d'euros, 16 millions exactement. Cette enveloppe dégagée annuellement par l'ambassade de France à Alger, cible le financement de divers projets, dans des cycles de formation. R. N.