Accompagné d'une importante délégation, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et son homologue qatari, Cheikh Abdoullah Ben Nacer Ben Khalifa al-thani, Premier ministre et ministre de l'Intérieur du Qatar, se sont rendus, hier, au site de Bellara où ils ont procédé à la pose de la première pierre du projet du complexe sidérurgique. Le complexe, qui, pour rappel, coûtera la somme de plus de 2 milliards de dollars, nécessite pour sa réalisation 300 000 m2 de béton armé, 65 000 tonnes de charpente métallique et 80 000 tonnes d'équipements, le tout implanté sur une superficie de 216 hectares, a précisé, sur les lieux, Cheboub Hesnaoui, président du conseil d'administration du groupe Sider. Pour le P-DG d'Algerian Qatar Steel, Abdellah Boulainin, le projet aura un impact positif sur la population d'El-Milia vu le nombre important de postes d'emploi générés, que ce soit lors de sa réalisation ou après sa mise en exploitation. "Ce complexe sidérurgique créera des postes de travail pour les habitants de toute la région et boostera l'activité économique du pays", nous dira le P-DG d'AQS. En effet, lors de la réalisation de l'usine par le groupe italien Danielli, il est prévu la création de 3 000 postes d'emploi, tandis que 1 500 postes d'emploi directs et 15 000 indirects seront créés lors de sa mise en service en 2017. Il sera, donc, question de la réalisation d'une unité de réduction directe de 2,5 millions de tonnes de préréduits, deux aciéries électriques pour la fabrication de 2,1 millions de tonnes de billettes par an, trois laminoirs pour la production du rond à béton et du fil machine, une unité de gaz industriel, une unité de production d'eau industrielle et une unité de production de chaux. Il est également question d'installer, lors de la première phase, un poste électrique haute tension et un poste de gaz naturel haute pression. Ce projet nécessite aussi l'installation de manutention et transport, des faisceaux ferroviaires et routiers. Pour sa mise en exploitation, l'usine aura besoin de 2 millions de mètres cubes d'eau brute à traiter avant utilisation, et ce, pour le refroidissement des équipements et des produits. En matière d'énergie électrique, le complexe aura besoin de 450 mégawatts lors de la première phase avant de passer à 900 mégawatts en 2019. Pour cela, une centrale électrique de 1 600 mégawatts est en cours de réalisation par l'entreprise Energa. M. S.