Dans un signe d'apaisement face à une escalade qui fait craindre une nouvelle Intifada, Israël a, pour la première fois depuis des semaines, permis hier à tous les fidèles palestiniens sans restriction d'âge de se rendre prier sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Cette décision intervient alors que le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne sont soumis à la pression d'une communauté internationale inquiète des violences prévalant dans la région. La levée de toute restriction d'âge sur l'ultra-sensible esplanade des Mosquées semble relever des "propositions constructives" évoquées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry et Benjamin Netanyahu lors de leur rencontre jeudi à Berlin, selon le porte-parole de la diplomatie américaine John Kirby. La question du contrôle et de l'accès à l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, également révéré par les juifs comme l'emplacement de leur ancien temple, catalyse les tensions. Il y a lieu de rappeler qu'une visite sur l'esplanade du leader israélien Ariel Sharon, alors chef de l'opposition, passe pour l'élément déclencheur de la deuxième Intifada en 2000. Jérusalem, les Territoires palestiniens et Israël sont en proie depuis le 1er octobre à une vague de violences qui se poursuivait hier. En effet, un soldat israélien a été légèrement blessé en Cisjordanie occupée, dans la dernière en date d'une série d'attaques quotidiennes à l'arme blanche de la part de Palestiniens isolés contre des soldats, des policiers ou des civils, a indiqué l'armée israélienne. Les collègues du soldat ont ouvert le feu sur son agresseur palestinien, âgé de 17 ans, sérieusement blessé. M. T./Agences