Le professeur Tliba, doyen de la faculté de médecine de Béjaïa, a appelé à la réforme des sciences médicales qui passe, selon lui, par le perfectionnement de l'offre de formation. Ce chantier devrait être pris en charge dans le cadre du projet de loi sur la santé, qui sera présenté prochainement à l'APN pour débats. L'annonce a été faite lors de la rencontre médicale, organisée par la Société algérienne des médecins généralistes (Samg), Collège de Béjaïa, en collaboration avec le laboratoire pharmaceutique Al-Kindi. Il a indiqué que la conférence des doyens des facultés des sciences médicales travaille actuellement sur trois axes : l'ancrage juridique, l'architecture et la formation médicale. "Nous sommes en train de programmer trois conférences régionales pour préparer la conférence nationale", annoncera-t-il. Cette sorte d'états généraux sur le contenu de la formation médicale est dictée par l'évolution du métier, qui exige une formation médicale renouvelée et en adéquation avec le bouleversement en cours dans les sciences expérimentales. Le professeur Tliba explique que World Program of Medical Education exige désormais — horizons 2023 —, une accréditation des diplômes de médecine dans le monde. Car sans cette accréditation, "il sera impossible aux médecins d'exercer. Il y a en Algérie actuellement sept compétences médicales". Dans la foulée, il affirmera qu'il y en a une autre, qui devrait être consacrée : la médecine de famille en l'occurrence. "Le médecin de famille n'est pas encore reconnu en Algérie, et les médecins réclament un cadre juridique pour pouvoir en faire une spécialité à part entière", a souligné le Pr Tliba. Il s'agit d'un médecin non spécialisé, qui est exposé à rencontrer n'importe quelle situation de santé. Il est néanmoins titulaire du diplôme de docteur en médecine et habilité à exercer son art. Le souhait du doyen de la faculté de médecine de Béjaïa a proposé de mettre en place une autorité de la santé, à l'instar de ce qui se fait en France ou en Tunisie, à titre d'exemple. Il s'agit d'une autorité publique indépendante à caractère scientifique, qui doit être créée dans le cadre de la loi régissant les associations spécialisées. Et un cadre par lequel on va renforcer la qualité et la pérennité du système de santé. Son rôle sera d'agir pour améliorer la qualité du système de santé afin d'assurer à tous un accès durable et équitable à des soins aussi efficaces, sûrs et efficients que possible. M. Ouyougoute