Le 20e Salon international de l'automobile d'Alger (SIIA-2017), prévu pour le mois de mars dernier avant qu'il ne soit reporté au mois de septembre prochain, serait sur le point d'être annulé. Hier, les concessionnaires automobiles ont exprimé leur appréhension quant à la tenue d'une manifestation d'une telle envergure alors que l'introduction des nouveautés sur le sol algérien pourrait intervenir au-delà de la rentrée sociale. Et si la grande majorité des concessionnaires est actuellement dans l'impossibilité de prendre part à ce salon du fait des retards dans l'attribution des licences d'importation au titre de l'année 2017, il est clair que l'Association des constructeurs concessionnaires automobiles (ACC2A) ne voudrait pas s'aventurer à prendre un gage avec les pouvoirs publics qui ont limité les quotas à 25 000 unités, en sus des 2 500 unités déjà prévues au titre de l'exercice de 2016 et dont les commandes étaient établies par les représentants de certaines marques. "Les concessionnaires automobiles sont donc dans l'impossibilité de participer à cette manifestation car, tout simplement, ils attendent toujours leurs quotas pour qu'ils puissent participer et répondre par la suite aux commandes exprimées par la clientèle", a indiqué, hier, une source de l'ACC2A. Avec les stocks déjà épuisés au niveau de la majorité des concessionnaires automobiles, même si le ministère du Commerce procédait à l'ouverture des quotas dans un avenir proche, les concessionnaires ne pourront pas être au rendez-vous de septembre. En effet, les opérations de l'importation nécessitent deux mois au minimum pour acheminer les véhicules (dédouanement, contrôle, homologation...) sans compter la préparation et les moyens logistiques énormes que nécessite un tel salon. La même source a révélé que le président de l'ACC2A, Sefiane Hasnaoui, avait récemment sollicité l'avis des 40 concessionnaires automobiles sur cette question, et de par leurs réponses, "il est convaincu que les concessionnaires ne sont pas en mesure de participer dans de telles conditions". Une situation prévisible au vu de la détermination du gouvernement à vouloir réduire la facture d'importation en devises en bridant le véhicule neuf importé et destiné à la vente en l'état pour verser les mêmes dépenses en devises vers les kits de montage en SKD au profit des constructeurs investis dans l'industrie automobile. Du côté de la Société algérienne des foires et exportations (Safex), Tayeb Zitouni avait, rappelle-t-on, déclaré que "la Safex reste à la disposition des concessionnaires agréés et le Palais des expositions sera ouvert une fois les concessionnaires prêts pour un tel événement." FARID BELGACEM