L'examen organisé, cette année, sur deux sessions, l'une ordinaire et l'autre spéciale, a connu des résultats légèrement meilleurs que ceux enregistrés en 2016. Les résultats du bac 2017, les deux sessions confondues, ont été rendus publics hier. "Le taux global de résussite au baccalauréat pour la session 2017 est de 56,07%, en augmentation par rapport à l'année dernière (2016) où il était de 49,79%", a annoncé, hier, Mme Benghabrit sur les ondes de la Radio algérienne. Les résultats étaient disponibles, hier, en début d'après-midi sur le site officiel de l'Office national des examens et concours (Onec) (http://bac.onec.dz) et au niveau des établissements scolaires. Mais avant, plusieurs faux sites web portant le nom de l'Onec ou prétendant donner les résultats de cette session ont proliféré et semé la confusion. La ministre qui semble avoir prévu ces complications, a précisé dans son intervention que les candidats pouvaient également prendre connaissance des résultats du baccalauréat en composant le numéro *567# afin de recevoir une réponse par SMS sur leurs téléphones portables. Egrenant, par ailleurs, les chiffres autour de cette session, la ministre a rappelé quant au nombre des candidats au baccalauréat pour l'année scolaire 2016-2017, organisé du 11 au 15 juin à l'échelle nationale, qui était de 761 701 lycéens sur le total inscrit, 491 298 étaient des candidats scolarisés et 270 403 postulaient en candidats libres, alors que le nombre de filles inscrites représentait 54,71%. Pour cette même session, 3 710 détenus répartis sur 42 centres pénitentiaires étaient, en outre, inscrits pour passer l'épreuve du baccalauréat. Comme chacun sait, le baccalauréat de cette année a été marqué par la tenue d'une session "exceptionnelle" au profit des candidats ayant raté les épreuves pour cause de retard lors de la session ordinaire. Cette décision de l'organisation d'une session spéciale du baccalauréat annoncée par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, le 23 juin dernier à l'Assemblée populaire nationale, a fait l'objet d'une large controverse mêlant éthique, justice, discipline et Etat de droit. Cette session spéciale organisée, du 13 au 18 juillet, s'est traduite par un très fort taux d'absentéisme et, par conséquent, un énième gaspillage. Et pour cause ! L'Office national des examens et des concours (Onec) avait prévu le chiffre de participation "théorique" de 104 036 candidats alors qu'ils seront à peine 20 000 à concourir. C'est dire l'énorme gaspillage des moyens humains et matériels mis en œuvre à cette occasion. En plus de la logistique et du personnel mobilisé pour le bon déroulement de cette session spéciale, il fallait compter également sur la réquisition des services de sécurité dont 10 000 policiers ont été déployés uniquement par la Sûreté nationale. Assurément, cette session, qui aura donné du grain à moudre à l'opinion publique nationale, a suscité également quelques frayeurs et une débauche de moyens au ministère de l'Education. Ainsi, pour être au rendez-vous de l'annonce des résultats fixée pour hier, des corrections-marathon ont dû être menées, et ce, dès la remise des copies. D'aucuns qualifieront cet "échec" comme un nouveau coup sévère porté à un examen, jadis prestigieux, mais qui perd, d'année en année, en crédibilité. Mohamed-Chérif Lachichi