À peine remis de la déroute des dernières législatives, où il n'avait glané qu'un seul siège à l'APN, le FFS de Bouira tente de se remettre en selle pour la bataille des prochaines élections locales. C'est aujourd'hui qu'aura lieu à la maison de la culture Ali-Zaâmoum le congrès fédéral de wilaya du parti, afin de désigner le nouveau fédéral de Bouira, qui aura la lourde tâche de remettre le parti sur les rails. Selon Aomar Brahimi, membre la commission de wilaya chargée de l'élaboration des listes pour les élections locales, "l'élection d'un fédéral à Bouira et la restructuration du bureau fédéral nous permettront de nous lancer dans la course aux prochaines élections", ajoutant que "près de 49 militants et sympathisants ont déjà déposé leurs dossiers en vue de leurs candidatures à la liste du FFS pour l'APW". S'agissant des listes communales, notre interlocuteur affirme qu'elles seront élaborées et adoptées par les militants du parti, à l'échelle de section. Il ajoute que "le FFS vise à être représenté à l'échelle des 45 communes de la wilaya (...), comme le stipulent les statuts du parti. Pour les listes des APC, elles seront élaborées par les militants de chaque section", a-t-il souligné. Néanmoins, ce congrès, même si en façade donne des allures de "refondation", il n'en demeure pas moins que de profondes dissensions et divisions minent la formation, du moins à l'échelle locale. Le premier secrétaire national du FFS, Mohammed Hadj Djilani, à beau jouer la carte de l'apaisement et de la concertation, mais la base militante crie à la "trahison" des préceptes de feu Hocine Aït Ahmed. À Bouira, le FFS maintient encore et toujours le flou sur les listes à présenter lors des prochaines élections locales. Aucun responsable ne souhaite s'exprimer publiquement de peur d'être sanctionné par les instances du parti. Pour rappel, le 25 août dernier, plusieurs sections communales avaient fait défaut lors d'un congrès électif pour la désignation des membres de la commission de wilaya chargée de l'élaboration des listes pour les prochaines élections locales. En effet, les adhérents d'au moins 15 sections communales avaient crié à la "marginalisation" et ont annoncé leur boycott du congrès fédéral pour l'élection d'un premier secrétaire fédéral du FFS à Bouira, lequel était initialement prévu pour le 16 août dernier. Ces frondeurs affirment qu'ils ont été "écartés" de ce congrès pour des "raisons politiques". Le congrès d'aujourd'hui peut être celui de la réconciliation, comme il pourrait être celui de la rupture, une démarche à laquelle appellent nombre de militants. Ramdane Bourahla