Le blocage qui paralyse l'APC d'Aïn Zaouïa, dans la daïra de Draâ El-Mizan, à une quarantaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, persiste au grand dam de la population locale. Et pour cause, les élus du RCD, du PT et des indépendants ayant scellé une alliance au lendemain des élections locales de novembre 2017 dernier ont, en l'espace d'une quinzaine de jours, refusé, encore une fois, de prendre part au vote de la péréquation nécessaire pour libérer les salaires des fonctionnaires, d'une part, et pour valider les subventions financières allouées à l'opération "couffins du Ramadhan", d'autre part. C'est dire que si les fonctionnaires s'inquiètent depuis quelque temps déjà pour le versement de leurs salaires, voilà que les familles nécessiteuses de la commune sont, elles aussi, pénalisées en ce mois du Ramadhan du fait qu'elles ne recevront pas de sitôt ces colis alimentaires comme cela s'est fait dans toutes les autres municipalités de la wilaya. Mercredi dernier, le P/APC d'Aïn Zaouïa, Ali Amrani, issu de la liste FLN, ayant rapporté la majorité relative en novembre dernier, a convoqué les élus pour une assemblée ordinaire dont l'ordre du jour était de voter cette péréquation. Même si le chef de la daïra de Draâ El-Mizan, le Drag et le DAL, dépêchés par le wali de Tizi Ouzou, étaient présents pour superviser les travaux de l'assemblée, les élus de l'alliance ont rejeté catégoriquement les arguments des uns et des autres. Le problème est de savoir ce que ferait l'administration si le blocage persistait pour dénouer cette situation qui n'arrange guère les affaires des citoyens, quand on sait que même les projets de développement de la commune n'avancent toujours pas, faute de délibérations. O. Ghilès