Cette manifestation a pour but d'aider les artisans à trouver des espaces de vente et de promotion, en contractant des contrats d'échanges et d'achats avec d'autres partenaires. La quatrième édition du Salon régional de l'artisanat de Bouira a ouvert ses portes hier, à la Maison de l'artisanat, ex-Galeries de Bouira, avec la participation de 10 wilayas, dont Jijel, Boumerdès, Tizi Ouzou, Béchar et Djelfa, a-t-on appris auprès du directeur de la Chambre des métiers et de l'artisanat (CAM) de Bouira, Abdous Azzedine. Selon ce dernier, cette manifestation a pour but d'aider les artisans à trouver des espaces de vente et de promotion, en contractant des contrats d'échanges et d'achats avec d'autres partenaires. Cet évènement coïncide également avec le lancement des festivités célébrant Yennayer 2996, ce qui a permis aux participants d'exposer les produits phare de l'artisanat local, telle que la vannerie, les costumes traditionnels, bijoux, tapis, poterie, forge, ainsi que des expositions de produits du terroir, comme l'huile d'olive, le miel, les figues sèches, les légumes secs et tout ce qui peut symboliser cette fête séculaire. De plus, dans le cadre de relancer le métier à tisser dans la région, on apprendra par le biais de M. Abdous que l'organisme qu'il dirige collabore avec plusieurs associations pour trouver des femmes au foyer qui vont bénéficier d'une session de formation de plusieurs mois. "Ce programme est prévu dans le cadre des fonds de l'artisanat. Cependant, la CAM n'arrive pas à trouver des femmes pouvant adhérer à ce projet visant à redonner vie à ce métier ancestral en voie de disparition", a-t-il déploré. Pour le wali de Bouira, qui a procédé à l'inauguration de cette manifestation culturelle, ce salon "contribue à la mise en valeur et à la préservation du patrimoine matériel et immatériel de notre wilaya et participe aux efforts de développement de notre région". Dans le même sillage, on apprendra que les organismes de soutien et d'accompagnement, tels que l'Ansej, l'Angem, la Cnac, et les banques, par leurs crédits financiers, sont également présents à cet évènement afin d'encourager les artisans à relancer les produits artisanaux en voie d'extinction, qui sont après tout une source intéressante de devises et une création de richesse et d'emplois. Selon les organisateurs, cette manifestation a pour but d'aider les artisans à trouver des espaces de vente et de promotion, en contractant des contrats d'échanges et d'achats avec d'autres partenaires. Toujours d'après la même source, ce salon permet également l'échange d'expériences entre artisans. En outre, il y a lieu de noter que la politique mise en œuvre par les pouvoirs publics, notamment avec la création du Fonds national pour la promotion des activités artisanales traditionnelles (Fnpat), a permis à une centaine d'artisans de bénéficier d'aides financières comprises entre 20 et 100 millions de centimes. Certains artisans croisés dans les allées de la Maison de l'artisanat se sont plaints de l'indisponibilité de la matière première entrant dans la confection de leurs produits et de l'absence des espaces permanents pour la commercialisation de leurs marchandises. Ils ont sollicité l'intervention des pouvoirs publics pour mettre fin au diktat de l'informel dans la commercialisation de cette matière première avec des prix dépassant l'entendement. RAMDANE BOURAHLA