La commémoration du 75e anniversaire du bombardement américain des deux villes japonaises Hiroshima et Nagasaki, respectivement le 6 et le 9 août 1945, a été l'occasion hier pour le SG de l'ONU, Antonio Guterres, pour revenir sur la nécessité de renoncer aux armes nucléaires, évoquant la lutte des survivants de cette tragédie. "Votre exemple devrait fournir au monde une motivation quotidienne pour éliminer toutes les armes nucléaires. Malheureusement, trois quarts de siècle après que cette ville a été incinérée par une bombe atomique, la menace nucléaire est à nouveau en augmentation", a déclaré M. Guterres dans une déclaration faite à Nagasaki par Izumi Nakamitsu, la Haut-Représentante des Nations unies pour les affaires de désarmement, lit-on sur le site d'information de l'ONU. "Nous devons profiter de la dixième conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) pour relancer nos efforts communs. Nous devons continuer à maintenir la norme contre les essais nucléaires. Et nous devons protéger et renforcer davantage le régime international de désarmement nucléaire", a-t-il ajouté, soulignant que "les citoyens de Nagasaki ne sont pas définis par le bombardement atomique, mais ils sont déterminés à faire en sorte qu'une telle catastrophe ne se produise jamais dans une autre ville ou chez un autre peuple". Pour Antonio Guterres, "depuis ses premiers jours et ses premières résolutions, l'Organisation (ONU) a reconnu la nécessité d'éliminer totalement les armes nucléaires", affirmant attendre avec impatience l'entrée en vigueur du traité sur l'interdiction des armes nucléaires, nouvel élément "important" dans le processus de dénucléarisation à travers le monde, même si les Etats-Unis de Donald Trump ne veulent plus adhérer à ce genre de traités, se retirant même de certains qui avaient été ratifiés dans le passé. À ce propos, il a appelé la communauté internationale à revenir à l'idée qu'une guerre nucléaire ne peut pas être gagnée et ne doit jamais être menée, tout en insistant sur le fait qu'il "est urgent de mettre fin à l'érosion de l'ordre nucléaire", lit-on encore sur le site de l'ONU.