Le grand amphithéâtre de la Sorbonne a vibré toute une bonne partie de la nuit du vendredi aux rythmes des airs langoureux d'El-Hadj Mohamed El-Ghaffour, qui a animé un concert à l'occasion d'un hommage que lui a rendu l'association Shirhind de Paris. Cet hommage avait pris l'allure d'une véritable fête comme celles que l'on célèbre au “bled”. Les spectateurs se sont déplacés en famille pour suivre la prestation du maître incontesté du hawzi. Tous les sièges de l'amphithéâtre étaient occupés bien avant le début du spectacle. Les femmes se sont parées de leurs plus beaux atours pour assister à cet événement. Les “cheddate” tlemcéniennes, les “karakou” et autres tenues traditionnelles finement brodées côtoient les djellabas des personnes âgées et les tenues occidentales des plus jeunes. La symbiose et le brassage entre les générations étaient de mise.