Le ministre de la Santé, le Dr Ould Abbès, a effectué une visite dans la wilaya de Boumerdès au cours de laquelle il a posé la première pierre d'un hôpital de 240 lits au quartier Sahel, à la sortie nord-est du chef-lieu de wilaya. L'inscription du projet date de 2006, mais il n'a pu être lancé que très tardivement avec le doublement du coût pour dépasser le montant de 332 milliards de centimes. Il sera réalisé en principe en 24 mois par l'entreprise portugaise Abrantina. Sont prévues 12 spécialités. Par la suite, le ministre s'est rendu à l' unité médico-chirurgicale (UMC) où il s'est enquis des conditions de travail et d'accueil des malades. De visu, il a remarqué l'insuffisance des moyens et le manque d'éclairage à tous les niveaux. La parente d'une malade l'a interpellé sur les mauvaises conditions d'accueil au niveau des urgences. Un médecin de garde ne s'est occupé d'un malade qu'une heure après son admission. Enfin, M. Ould Abbès a abordé certaines questions de l'heure qui se posent à son secteur. A propos des recours introduits par les médecins sur leurs affectations, il s'est prononcé favorablement surtout que le gouvernement a décidé «de recruter 1 133 spécialistes qui bénéficieront de logements de fonction en privilégiant le regroupement familial». Il a également révélé les rémunérations «plus qu'honorables des praticiens dont les spécialistes percevront une prime du sud de 150% et 80% pour les Hauts-Plateaux». Quant aux besoins de spécialistes ressentis par la wilaya de Boumerdès, il rappelé que 13 médecins dont un radiologue viennent d'être affectés. Il a fait savoir que l'hôpital de Thénia sera ouvert une fois l'équipement, qui a tardé en raison de certains problèmes, réceptionné. Commentant la grève des praticiens spécialistes, il l'a qualifiée de «non-évènement» pour estimer son suivi autour de 3,2 %. A la question du manque de médicaments pour les cancéreux, il a assuré que le dernier médicament qui était introuvable sur le marché national vient d'être réceptionné et sera distribué incessamment. Quant aux vaccins qui, selon lui, ont été importés pour un montant de 30 millions de dollars, ils connaissent des perturbations au niveau de la distribution. Enfin, il a donné quelques détails sur la facturation des matières premières par des laboratoires et dont les dossiers «ont été transmis à la justice par mes soins», précision qu'il a estimé utile. En 2011, révélera-t-il, la surfacturation a été de l'ordre de 94 millions de dollars alors qu'en 2012, elle a été de 154 millions de dollars.