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La chanson polyphonique
Publié dans La Nouvelle République le 05 - 09 - 2012

La polyphonie traduit l'idée d'union ou de participation à une œuvre d'intérêt collectif. Ce qui est vrai pour la chanson polyphonique destinée à la transmission de messages ou au divertissement.
Avant de s'élever grâce à la voix ou à un ensemble vocal selon un rythme, une mélodie, une harmonie des sons, la chanson est l'œuvre d'un compositeur, arrangeur de paroles ou d'un poète épris de compassion et de valeurs humaines. Autrement dit, dans la mesure où on n'est pas chanteur ou artisan du langage qui veut, compte tenu du fait que cela exige une facilité dans la pensée, une thématique, un choix de mots et leur agencement dans le respect des normes du texte poétique, il faut être né pour le genre poétique chanté. Le vrai chanteur n'est pas celui, sauf exceptions rares, qui improvise ses paroles et sa musique, mais qui produit des paroles harmonieusement composées après mûre réflexion sur les préoccupations d'un public. On chante non pas pour soi mais pour les autres et dans un but noble : celui de partager les joies et les peines d'autrui, d'apporter quelque réconfort moral à ceux qui souffrent dans un monde désharmonisé. Et les groupes polyphoniques se sont construits sur la base des mêmes principes universalistes, facteurs de rapprochement des peuples. Chants polyphoniques, partie intégrante des traditions culturelles Ces textes chantés humanisants même s'ils ont souvent une coloration politique sont composés par des artistes de renommée mondiale qui combattent pour des idéaux louables : dénoncer les injustices que des peuples opprimés continuent de subir, revendiquer des droits élémentaires, lutter pour un monde plus équilibré et plus propre. La polyphonie est devenue un moyen d'unir des voix d'hommes et de femmes engagés pour des causes justes comme celles des pays d'Afrique et d'Asie qui luttent pour l'indépendance, l'émergence d'une conscience politique, l'émancipation de la femme. Les pays de vieille tradition font chanter des groupes mixtes ou constitués exclusivement d'hommes sur une diversité de thèmes à dominante politique. La polyphonie peut s'exercer dans un tout autre but, celui de procurer un spectacle à caractère récréatif ou festif. Dans notre société, la chanson polyphonique relève beaucoup plus des femmes : elles ont chanté en chœur pour créer une ambiance de fête, apporter un soutien moral dans les moments difficiles. On les a vues même chanter ensemble dans les soirées funèbres; ne croyons donc pas que les chants liturgiques sont le monopole des hommes. Jadis, du temps où la compassion et l'altruisme étaient dominants, les femmes allaient en groupe en chantant des chants religieux, vers les mausolées des saints marabouts. Tout le long de l'itinéraire choisi, elles faisaient l'aumône à tous les mendiants qu'elles rencontraient. Ces processions exclusivement féminines qui n'existent plus de nos jours et dans les conditions difficiles : pieds nus et sous le soleil ou la pluie, furent chantantes. Le théâtre de Sidi Bel-Abbès du temps où il était dirigé par Kateb, était marqué comme le théâtre grec ou celui de Bertholt Brecht, par le coryphée constitué de tous les personnages d'une pièce théâtrale qui chantent en chœur afin de donner un aperçu du contenu de la pièce et d'inciter le public à suivre la représentation avec un maximum de concentration. Les chants polyphoniques, au- delà des frontières Il s'agit d'abord des frontières linguistiques que des artistes ont su surmonter pour montrer que la langue n'est pas un obstacle pour des hommes ou des femmes de pays différents qui veulent prendre part à un spectacle musical en plurilingue. Que de chanteurs ont réussi à chanter les mêmes paroles mais en des langues différentes. Une chaîne étrangère nous a donné à voir un duo insolite : Macias et cheb Mami chantant l'un en français mélangé peut-être à l'hébreu, l'autre en arabe et ce, dans une parfaite harmonie vocale et mélodique. Ce qui s'est passé dernièrement entre Idir et Macias. On est en plein dans la vraie chanson polyphonique. Il nous a été donné aussi de voir des petits Japonais chanter une chanson algérienne avec un accent qui a donné à la chanson un ton, des sons, une rythmique qui l'ont changée au point de la rendre agréable à entendre. Le spectacle le plus beau à voir est celui d'un Noir chantant en créole des îles Maurice ou des Antilles avec Maxime Le Forestier qui l'accompagnait en breton. Les deux artistes se sont bien prêtés au mélange des voix et des cultures au point que cela a donné un ensemble superbement apprécié. Le public venait d'avoir la preuve que la langue ne peut pas être une barrière pour l'amitié entre les peuples vivant aux antipodes. On aurait aimé entendre chanter ensemble des artistes de voix et de langues différentes la même chanson sur le même air, rythme, mélodie pour voir ce que cela pourrait donner comme type de mélange, à l'image d'une chorale de voix féminines venues de tous les horizons de notre planète. C'est le monde qui chanterait pour faire comprendre qu'au-delà des clivages politiques et raciaux, il y a possibilité d'entente* entre les peuples ouverts à l'universalité.

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