Pour sa part, le New York Times avance que ses ordinateurs ont subi de nombreuses cyber-attaques de hackers chinois qui auraient dérobé les mots de passe de tous les employés, au cours des quatre derniers mois. Le New York Times a observé que ces attaques coïncidaient avec la parution d'un article, en octobre, sur les milliards de dollars accumulés par des proches parents du Premier ministre chinois Wen Jiabao. Les experts en sécurité informatique recrutés par le quotidien américain ont identifié les traces numériques d'une cyber-attaque menée par des pirates chinois. Ces derniers se sont introduits dans les comptes e-mail du chef du bureau de Shanghai, auteur de l'enquête sur les proches de M. Wen. Les hackers auraient par ailleurs dérobé les mots de passe de tous les employés du New York Times pour s'introduire dans 53 ordinateurs personnels. Dans cette atmosphère Obama ne sait plus où donner de la tête. Selon lui, certaines menaces de cyber-attaques en provenance de Chine seraient appuyées par les autorités chinoises. Il les presse donc de se conformer au droit international. Dans un entretien accordé récemment à ABC News, Obama a déclaré que les cercles d'affaires américains subissaient l'espionnage industriel de pirates informatiques qui s'en prennent au système financier des Etats-Unis et à certaines infrastructures. Le président américain s'est dit très inquiet d'une éventuelle perturbation du système de contrôle aérien. Dans ce contexte, il a déclaré que la sécurité de son pays était de plus en plus menacée par des cyber-attaques d'origine chinoise, et souhaite que la Chine et tous les pays concernés respectent les normes et le droit international. Les infrastructures sociales américaines ont subi pas moins de 200 cyber-attaques en 2011 et de plus en plus d'entreprises affirment être ciblées par des pirates. ET puisque Obama évoque le respect du droit international, il devrait pouvoir répondre à P'yongyang qui accuse Séoul et Washington d'avoir mené des cyber-attaques à son encontre. Dans ce sens, la Corée du Nord accuse les Etats-Unis et la Corée du Sud d'avoir mené des cyber-attaques contre ses serveurs. Elle a menacé de répliquer. Vendredi 12 avril, l'Agence centrale coréenne d'informations, organe officiel, a déclaré que les serveurs étaient attaqués intensément et de manière persistante depuis que les Américains et les Sud-Coréens ont commencé, lundi, les manœuvres militaires communes appelées Key Resolve. L'agence affirme que le Nord ne restera pas les bras croisés face à ce qu'il appelle un acte de méchanceté des forces hostiles. À noter que P'yongyang est soupçonné d'avoir organisé des cyber-attaques dans le passé. Une guerre qui ne fait que commencer. A qui dit mieux ! (Suite et fin)