Le 23e sommet de l'union africaine s'est achevé à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale. Au cours de leurs interventions, les chefs d'Etat et des représentants des pays membres de l'Union africaine ont insisté sur la lutte antiterroriste et le développement économique pour assurer la paix et la sécurité et pour combattre la famine dans le continent. En effet, les dirigeants du continent africain ont mis en garde contre la montée du fléau du terrorisme dans le continent. Dans leurs allocutions, ils n'ont pas manqué d'appeler à lutter contre ce phénomène, appelant à mettre tout en œuvre pour l'éradiquer. Intervenant à l'issue de ce sommet tenu à Malabo (Guinée équatoriale) sous le thème «l'agriculture et la sécurité alimentaire», M. Abdelaziz a estimé que «ce sommet a atteint ses objectifs eu égard aux décisions importantes prises sur les principales questions qui intéressent notre continent». Ces questions, a-t-il poursuivi, portent notamment sur la nécessité d'assurer un climat favorisant le développement, basé sur la paix et la stabilité ajoutant que «le développement économique, agricole et social dans le continent passe par la paix et stabilité». Les chefs d'Etat et de gouvernement ont adopté, lors de ce sommet, la décision du conseil de paix et de sécurité de l'UA concernant la création d'une instance interministérielle pour les pays voisins de la Libye pour aider ce pays à sortir de la crise qui le secoue. Cette instance est composée de l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, le Soudan et du Tchad. Par ailleurs, la composition du Comité des sages de l'UA a été renouvelée pendant le sommet en retenant la désignation de Lakhdar Brahimi, en remplacement du défunt Ahmed Ben Bella. En outre, la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC) sera renforcée par des unités de la Force africaine en attente. Il a été convenu également de créer une force militaire régionale pour lutter contre le terrorisme qui menace le Nigeria, composée du Cameroun, du Niger, du Tchad et du Nigeria et sera basée près du lac Tchad. Les dirigeants africains se sont engagés à poursuivre l'action pour l'attribution à l'Afrique d'au moins deux sièges au Conseil de sécurité dans le cadre de la réforme de l'ONU. Les travaux de la 23e session ordinaire du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine ont pris fin à Malabo en présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, représentant du président de la République Abdelaziz Bouteflika. Si les chefs d'Etat ont mis en garde contre le fléau du terrorisme qui menace la paix et la sécurité du continent, ils n'ont pas donné de détails sur les outils essentiels à mettre en place et par lesquels ce fléau pourrait être éradiqué. Si ces derniers croient que la principale lutte contre le terrorisme demeure le tout sécuritaire, ils se trompent énormément. Le terrorisme islamiste continuera à menacer le continent même si le dernier élément des groupes armés sera anéanti dès demain. Pour le faire, Il est impératif de s'attaquer à ce fléau à partir de ses racines et, malheureusement, aucun pays ne l'a fait jusqu'à aujourd'hui.