Le bâtonnier auprès de la Cour de Sidi Bel-Abbès et vice-président de l'Union nationale de l'Ordre des avocats M. Othmani Mohamed, a animé, un point de presse au sein de la Cour d'Aïn Témouchent. En effet il a intervenu en sa qualité de partie civile dans une affaire qui a défrayé la chronique et qui a porté atteinte à l'honneur, l'éthique et la discipline ainsi que la conscience du barreau. Il a réagi suite à l'émission télévisée de Echourouk TV intitulée «Samasirat El Kanoun». Il a déclaré à la presse avoir déposé plainte auprès du procureur de la République d'Aïn Témouchent et s'est constitué défenseur de l'avocat RahmaniAbderrahmane, objet de propos mensongers et de diffamations, des accusations faites le 14 juin 2015 sur les ondes de la chaîne de télévision Echourouk lors de l'émission intitulée «Echourouk Touhakik» Mais l'offense qui a outré l'ordre des avocats et le barreau est la grande manchette titrée «Samassirate El Kanoun». En effet le premier rôle, joué dans cette affaire, explique le bâtonnier, est l'œuvre de Z. M, un membre influent d'une famille qui a poussé le reste des héritiers à vouloir effectuer le partage de l'héritage. Mais l'absence prolongée (19 ans) de son frère ZB posait problème. Et puisque le fameux disparu n'a pas donné signe de vie pendant toute cette durée, une procédure judiciaire a été entamée et le décès de ZB a été entériné. Donc les héritiers ont eu leur part du patrimoine familier. La part du disparu a été également répartie entre les héritiers. L'imprévu survint et ZB s'avérera vivant. Tout le travail tomba à l'eau et une autre procédure judiciaire est venue annuler la frédha et le partage. Pendant ce temps vint l'idée à la tête de ZM et décida de se confesser à la chaîne de télévision Echourouk pour nier en bloc tout ce qui a été déclaré à l'avocat et au juge. Le passage « Mon frère n'est pas revenu depuis 19 ans» est noté dans les écrits et sa signature sur les documents du notaire qui a procédé à l'établissement de la frédha constitue un témoignage accablant contre ces déclarations à la télévision. A l'échelle nationale, cette affaire a fait un grand scandale que d'aucuns sous estiment ses incidences et ses portées calomnieuses à l'endroit de la profession. L'affaire a dépassé le cadre local et est devenue d'une sensibilité qui nuit terriblement à l'Ordre des avocats et à la profession. Poussant les investigations, le barreau de Sidi Bel-Abbès saisit le président de l'Union nationale des avocats en vue de mettre une mise au point. Il demande une émission télévisée qui sera animée par les parties concernées. Au début, dit le bâtonnier, le PDG d'Echourouk a voulu consacrer 5 mn pour le collectif des avocats dûment mandatés mais l'insistance de réserver le même espace et la même émission a fait revenir le PDG de la télévision dans sa décision et il est convenu de programmer la séance après le mois du carême.