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Heureuse époque où l'appartenance religieuse ne surdéterminait pas les options politiques
Publié dans La Nouvelle République le 06 - 12 - 2015

Ce papier est publié à l'occasion de la commémoration du 45e anniversaire du décès de Gamal Abdel Nasser, chef historique du nationalisme arabe contemporain.
Le Palestinien Yasser Arafat, soutenir trois sièges (Amman, Beyrouth, Ramallah) plutôt que d'abdiquer le droit inaliénable de son peuple sur la Palestine, alors que la plus jeune veuve d'Oussama Ben Laden, le fondateur d'Al Qaida, quête l'asile au Royaume-Uni dans une démarche qui signe le retour manifeste du refoulé. Une requête qui porte absolution rétrospective de l'artisan de la « déclaration Balfour » de toutes ses turpitudes envers le Monde arabe et dévoile dans le même temps la connivence stratégique souterraine de la mouvance wahhabite erratique avec le bloc atlantiste, le prédateur énergétique du Monde arabe. Le premier président de l'Algérie indépendante, Ahmad Ben Bella, unique porteur de ce titre au Monde, ne jamais renier ses options de jeunesse, ni comploter contre son propre pays dont il aura été pourtant captif pendant une décennie, alors que le syrien Abdel Halim Khaddam, prédateur de l'économie libanaise pendant trente ans en sa qualité de vice-président de la République syrienne, rallier, sans vergogne, le camp de ses adversaires idéologiques, sous l'effet des pétrodollars. Majestueux Ben Bella, blessé à Monte Cassino, la plus grande victoire française de la seconde Guerre Mondiale du fait du sacrifice de 4 000 algériens tués au combat sur les 6 200 du contingent français, dont à l'instar du Sénégalais Léopold Sedar Senghor, aucun Français de premier plan n'aura assisté à ses funérailles, illustration symbolique du traumatisme que le combat algérien a infligé à la France et de l'ingratitude des Français à l'égard de la contribution des « basanés » à la libération de la France. Un Palestinien, par sectarisme confessionnel, pister pour le compte de ses employeurs jordaniens et israéliens, Imad Moughniyeh, le maître d'œuvre des opérations militaires du Hezbollah Chiite au Moyen Orient, prélude à son assassinat. Le Hezbollah chiite libanais fournir un soutien logistique à son frère d'armes palestinien le mouvement sunnite Hamas, en substitution des grands pays arabes sunnites à la manœuvre dans la mise en œuvre du blocus de Gaza sur fond de bradage par l'Egypte de son pétrole à Israël. Le patriarche des coptes d'Egypte, enfin, Shenouda IV, se porter volontaire sur le front du Sinaï, en 1967, pour la défense de sa patrie en soldat de 2e classe et s'opposer par la suite à Sadate à sa normalisation avec Israël, en interdisant à ses ouailles le pèlerinage de Jérusalem à l‘ombre des baïonnettes israéliennes, alors que le Mufti d'Al Azhar, avec l'aval du ministère israélien de la Défense, cautionne par sa visite à la Mosquée Al-Aqsa, l'occupation des Lieux saints et de la totalité de la Palestine. Si, en Europe, le nationalisme a pu s'identifier, par moments, au chauvinisme, il n'en est pas de même dans le Monde arabe. Antidote à la balkanisation, le nationalisme arabe (al kawmiya al arabiya, qui pourrait se traduire par le patriotisme pan arabe) a marqué- et marque toujours- le dépassement des clivages ethnico-religieux et leur mobilisation contre les adversaires communs du Monde arabe. Il explique, rétrospectivement, l'engagement des premiers baasistes syriens aux côtés des maquisards algériens, particulièrement Noureddine Atassi, futur président de la République syrienne, Youssef Zouayen, futur Premier ministre et Ibrahim Makhos, futur ministre des Affaires étrangères. Un combat scellé par solidarité contre un commun adversaire, la France, colonisatrice de l'Algérie et dépeceuse de la Syrie, par détachement du district syrien d‘Alexandrette et son rattachement à la Turquie. À son actif, il peut légitimement revendiquer la première nationalisation réussie du Tiers monde, le Canal de Suez, la mise en échec de l'agression tripartite contre Nasser, en novembre 1956, l'indépendance du Yémen, l'abolition de la monarchie en Irak et au Yémen du nord, la vague de nationalisation des installations pétrolières en Algérie, en Irak, en Libye, la propulsion enfin de la revendication nationale palestinienne dans les forums internationaux. L'Arabie Saoudite : le plus important générateur de djihadistes erratiques, Al-Qaïda, la plus formidable machine autodestructrice des arabes L'Islam politique, c'est- à-dire l'instrumentalisation de la religion musulmane à des fins politiques, particulièrement sa branche sunnite, a noyé le combat national dans des conflits sectaires, le détournant de son principal champ de bataille : la Palestine.... Le portant en Afghanistan à des milliers de km du champ de la confrontation, voire même au Nicaragua sandiniste, au-delà des océans et, dans le cadre du « safari club » en Afrique, pour la défense de dictateurs véreux du calibre de Mobutu. Si l'Islam politique a assuré la survie des dynasties décriées, notamment l'Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Maroc, le Qatar, il a aliéné une large part des amitiés internationales des pays arabes : La Russie avec la guerre d'Afghanistan, l'Inde avec la destruction des Bouddhas de Bamyan en Afghanistan et l'Iran, avec la participation pétro-monarchique au confinement géostratégique de la République islamique iranienne. Plus grave, l'Islam pétrolier et atlantiste a assuré la pérennité d'Israël par la constitution d'une ceinture d'états vassaux à l'Etat hébreu doublée d'un chapelet de bases militaires dans les monarchies arabes, dotées désormais d'une majorité de blocage au sein de la Ligue arabe. Le dévoiement de la religion a accentué la subordination arabe à l'ordre israélo-américain, sans la moindre contrepartie sur la Palestine, quand bien même l'Arabie saoudite, le meilleur allié arabe des Etats-Unis, aura été l'artisan deux plans de paix, et, en sa qualité gardiens des Lieux Saints de l'Islam, y compris la Mosquée Al Aqsa, n'aura pu freiner ni la judaïsation rampante de Jérusalem, ni la phagocytose de la Palestine. Aux temps bénis du nationalisme arabe, un dirigeant arabe pouvait être pieux et patriote et respectés dans le Monde. Pieux sans ostentation, dans la sobriété. Une femme se livrer à des actions d'exploit sans s'enfermer dans de contraintes vestimentaires, sans pour autant perdre ni sa dignité de femme, ni sa qualité de citoyenne, telles l'algérienne Djamila Bouhired et les palestiniennes Leila Khaled et Dalal Moghrabi. Assumer sa cause, sans accompagnateur. Détourner un avion, sans permission de sortie, mues par le sens du devoir et non par une quelconque Fatwa, avec pour Dress Code, la tenue de combat, et, pour tenue de camouflage, non la dissimulation par la Burqa, mais la Keffieh fièrement arborée en guise de profession de foi. Pendant dix ans, (1980-1990), la période correspondant à l'immobilisation de la Révolution chiite en Iran par la guerre irako-iranienne déclenchée par Saddam Hussein contre le régime khomeyniste et à la fixation de l'URSS en Afghanistan par la guerre des djihadistes du tandem pro américain Taliban+Al Qaïda, l'Algérie s'est laissée happer par une tourmente infernale, le tribut payé à son rôle moteur dans la revendication d'un nouvel ordre international, avant de plonger dans une phase de cicatrisation décennale. La convalescence a un temps... différent du temps de la somnolence de la « Princesse au Bois Dormant », un rôle qui ne sied guère d'ailleurs à l'Algérie. Désinformation et désorientation ont depuis lors affligé le Monde arabe post nationaliste. La désorientation mentale du Monde arabe a d'ailleurs atteint un degré tel que l'on voit la Libye nouvelle libérée par les parrains de l'opposition syrienne destituer une statue de Nasser, pourtant artisan la première nationalisation victorieuse du tiers monde ; les Fatwas se succéder pour limiter la libido de la femme, révélant, en contrechamps, la pathétique concupiscence de l'homme. Le Maroc contraindre une post adolescente violée à épouser son violeur, en guise de prime au bourreau dans une tragique métaphore du fait colonial ; le Maroc, mutique sur la Mosquée Al-Aqsa, dont pourtant le commandeur des croyants en a la charge, en sa qualité de président du Comité Al Qqsa, gratifiant, au contraire, de son forfait, l'ordonnatrice de la destruction de Gaza, Tzipi Livni, d'un « collier de la reine». L'Arabie saoudite, prôner par la voix d'un de ses plus prestigieux dignitaires religieux le meurtre d'un dirigeant arabe prioritairement au meurtre d'un Israélien, affichant, en toute impunité, une curieuse conception et de la religion et de la dignité de sa fonction. L'Arabie saoudite, le plus gros générateur de djihadistes erratiques, le principal bailleur de fonds de l'intégrisme et le centre mondial de la régression, focaliser sa haine -toute sa haine- contre l'Iran, menaçant de se doter de l'arme atomique en une semaine si ce pays musulman accédait au rang de « puissance du seuil », ignorant la formidable menace de l'arsenal nucléaire israélien qui hypothèque la sécurité nationale de l'ensemble de la sphère arabo musulmane. Par René Naba, le 28 septembre 2015 (Suivra)

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