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Faute de structures sanitaires durant l'ère ottomane
Publié dans La Nouvelle République le 07 - 12 - 2015

Les autorités ottomanes, durant la période allant du XVIe au XVIIIe siècles, transféraient à l'étranger les pestiférés pour des mises en quarantaine faute de structures sanitaires en Algérie, a indiqué dimanche à Oran, Fella Moussaoui El Kechaï, professeur à la faculté des sciences humaines et sociales d'Alger.
Ces structures de mise en quarantaine, éparpillées à travers le bassin méditerranéen, accueillaient des membres d'équipage de navires, des passagers ainsi que des marchandises en provenance de ports où sévissait la peste. Les responsables turcs ainsi que des citoyens aisés y séjournaient également, a révélé cette universitaire, dans sa conférence sur «la santé et la démographie en Algérie de la période ottomane au début de la conquête française (1515-1871)», organisée par l'unité de Recherche en sciences sociales et de santé de l'Université d'Oran (GRAS). La conférencière s'est appuyée sur diverses sources comme les chroniques locales, les récits des voyageurs et des religieux, les correspondances consulaires, les rapports militaires, ainsi que d'autres archives européennes, arabes, dont les fonds de la Chambre de commerce et l'intendance sanitaire de Marseille. «Durant les trois siècles de présence ottomane en Algérie, la pathologie dominante était la peste. Le séjour dans ce genre de structures de mise en quarantaine était payant», a-t-elle souligné, précisant qu'au 16e siècle la peste avait sévi durant quatre décennies. Au 17e siècle, elle frappa la population locale durant 70 ans. «Les archives de l'époque avaient montré que durant ces trois siècles, il n'y avait aucun centre de soins et aucune stratégie sanitaire n'a été mise en oeuvre en Algérie, contrairement à d'autres régences dans le Mashriq qui disposaient de plusieurs structures», a relevé la conférencière. Par ailleurs, Mme Fella Moussaoui El Kechaï a mis en exergue les disparités existant à l'époque au sein de la société. Elle a expliqué que les responsables de la régence d'Alger, les pachas, aghas et autres dignitaires avaient leurs propres médecins français, italiens ou espagnols. La peste et le choléra «Les populations autochtones se prenaient en charge comme elles le pouvaient par des moyens traditionnels, soit par les plantes ou encore par les visites aux mausolées et aux thermes. Les plus résignés attendent inexorablement une mort certaine et inévitable», a précisé la conférencière, ajoutant que la peste a été transmise par les équipages de navires et par le biais de marchandises en provenance de différents ports, ainsi que par des pèlerins de retour des Lieux saints de l'Islam. Outre cette pathologie, ces trois siècles ont été marqués par l'apparition d'autres maladies comme la variole, la lèpre, le typhus et les maladies occasionnées par la famine. Ces maladies ont fait des centaines de milliers de morts, a-t-elle dit. Par ailleurs, la conférencière a précisé que la situation sanitaire est restée inchangée avec le début de la colonisation française. Pour endiguer la propagation de la peste, détectée chez de nombreux hadjis de retour au pays, l'administration française avait décrété l'interdiction de la pratique de ce 5ème pilier de l'Islam aux Algériens. Cette décision a duré 17 ans, malgré l'opposition de la population musulmane. Selon les archives étudiées par cette universitaire, le dernier cas de peste a été enregistré en 1889. Puis, une autre maladie non moins grave, le choléra, a fait son apparition. Ce sont les soldats français qui ont véhiculé cette maladie qui s'est propagée d'abord dans la région nord, avant qu'elle n'atteigne le sud, avec le déplacement des troupes françaises dans cette région, a indiqué Mme Moussaoui El Kechaï. Pour épargner les populations européennes établies sur le sol algérien des méfaits de cette pathologie, l'administration française avait ouvert deux hôpitaux militaires à Alger et Oran. Ces établissements étaient fermés aux populations autochtones. Celles-ci avaient droit à des «bureaux de bienfaisance» pour accéder à des soins. Ce n'est qu'avec la propagation fulgurante du choléra que les autorités coloniales ont commencé à parler de vaccin et de stratégie sanitaire a expliqué la conférencière, soulignant la méfiance des Algériens qui refusaient de se faire soigner ou se faire vacciner, citant dans ce sens des archives françaises. Même si la situation sanitaire s'est un tant soit peu améliorée par la suite, la population algérienne a continué à souffrir jusqu'au 20e siècle, de diverses épidémies et autres maladies dévastatrices. «Aam typhys» (l'année du typhus) reste une période qui a marqué les Algériens. Cette expression est encore fortement ancrée dans la mémoire collective, a-t-elle soutenu.

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