Sous l'impulsion de sa direction régionale à El-Hadjar (Annaba), la brigade de lutte contre les stupéfiants poursuit son enquête avec pour objectif de localiser et d'arrêter les autres complices du groupe de trafiquants interpellés Il y a quelques jours. Ils étaient en effet quatre à faire l'objet de cette procédure à la cité Gassiot. Cette bande est considérée comme étant le principal fournisseur de toute la wilaya en drogue molle, dure et extasie. Ces dernières années, le nombre de passeurs, gros trafiquants, dealers a pratiquement explosé. Des cités et quartiers de la commune chef-lieu de wilaya d'Annaba et celle d'El-Bouni avec ce qui reste de son ancien bidonville de Sidi Salem ont été transformés en centre de trafic de drogue pour toute la région. Ce trafic semble s'être installé dans la durée. C'est à partir d'informations et recoupements que les éléments de la brigade des stupéfiants ont réussi à remonter la filière. Leur intervention qui aurait été faite au petit matin aurait surpris les trafiquants. Au nombre de quatre, ils auraient été cueillis pratiquement dans leur lit pour être aussitôt conduits menottes aux poignets dans les locaux de la brigade des stupéfiants. Au moment de leur interpellation, ils étaient en possession de 70 grammes de cocaïne. Il faut en effet savoir que, situé en bordure de mer, le quartier «Gassiot» où se mêlent villas cossues et logements sociaux, représente le lieu idéal pour le trafic de drogues sous toutes ses formes. Les jeunes, sniffeurs, généralement issus du milieu aisé, y viennent en nombre pour s'adonner à cette malsaine occupation de dealer ou pour consommer. D'autant que le fournisseur est installé légèrement en retrait sous la couverture d'un ancien local commercial, à proximité du terminus des bus de transport public. Chaque fin d'après-midi des voitures haut de gamme y viennent pour, dans un va et vient incessant de personnes , acquérir leur dose de drogue. Ainsi, malgré toutes les dispositions prises pour prévenir et réprimer le phénomène, les réseaux de trafic de drogue se structurent autour d'hommes d'affaires, de diplomates, d'artistes relayés par des passeurs intrépides. Selon des sources policières, ces derniers ne tarissent pas d'ingéniosité pour transporter et procéder à l'approvisionnement du marché local et régional de la drogue. D'où la multiplication des groupes de jeunes qui s'adonnent de plus en plus à ce trafic. Exclus du système scolaire, individus issus du milieu social aisé, transporteurs, étudiants, élèves du secteur de l'éducation, artistes, ouvriers... forment les clients habituels des dealers. Pour la plupart, les consommateurs sont, pour la plupart, des personnes dont l'âge varie de 18 à 42 ans. Il y a lieu de préciser que face à la sophistication des stratégies utilisées par les trafiquants d'une part et les connivences qui se créent parfois entre des représentants de différentes institutions et le milieu des stupéfiants d'autre part, les structures chargées de la lutte contre la drogue peinent à faire la preuve de leur performance. Il en ressort que les drogues dites dures dont la cocaïne, héroïne et, dans une certaine mesure le tramadol continuent de transiter par les villages et villes algériennes en provenance principalement du Maroc. Dans ce pays Le chanvre indien encore appelé cannabis est produit en grande quantité. Le Maroc constitue également le plus important fournisseur de chanvre indien du pourtour méditerranéen. Il est aussi le plus important site de transit du trafic des drogues dures. Parmi ces dernières, il y a la cocaïne et l'héroïne fournies par des pays d'Amérique du Sud et d'Asie. Le Maroc assure aussi le transit des méthanphétamines fabriquées au Nigéria, Gabon et au Mali. Le tramadol est, quant à lui, produit en Inde. C'est dire que la traque des trafiquants se poursuit. Selon nos sources, elle est de tout instant pour freiner quelque peu un large trafic des trafiquants. Ces derniers sont passés à la cocaïne et à l'héroïne, l'une ou l'autre cédée, nous dit-on, à 7 000 DA la dose. Il y a également ce réseau de dealers qui active dans la cité dite «les bâtiments» dans la localité du «Kous» commune de Chat wilaya de Tarf. Ce réseau est animé par des jeunes placés sous les ordres d'un pseudo gardien de parking. Dénoncé par les habitants depuis des mois à la brigade de gendarmerie de cette même commune et face à l'absence de toute réaction de cette autorité, ce trafiquant de drogue impose sa loi, son trafic et sa consommationi en menaçant le voisinage à l'aide d'un couteau de boucher et autres armes blanches.