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Les chambres froides font la loi !
Publié dans La Nouvelle République le 29 - 10 - 2017

Devant la fermeture de presque la totalité des marchés de proximité et la loi édictée par des barons des chambres froides qui font et défont les prix de la pomme de terre dans la wilaya, et ce, devant le silence des premiers concernés de cette situation qui s'empire d'année en année, aucune solution ne semble être arrêtée pour séparer le bon grain de l'ivraie.
La pomme de terre, légume national, est pour une énième fois sous la main mise d'une clique intouchable, qui refait surface à chaque désir pour plus de richesses mal acquis, au vu et au su de tout le monde au niveau de la wilaya de Mascara. Il est déplorable de voir, que ces mêmes énergumènes parias, qui font et défont la cotation des fruits et légumes en adoptant des tromperies sur la marchandise où dernièrement les prix connaissent et en même temps subissent des hausses vertigineuses à l'exemple de la pomme de terre. La wilaya de Mascara qui dispose sur son territoire quelques 145 chambres froides, pour un volume «positive» de 200 000 m3 touchant les fruits et légumes et environ 4 500 m3 pour le volume des chambres froides dites «négatives» affectées aux viandes rouges et blanches, n'arrive plus à maîtriser une profession qui perdure. L'objectif réel de ces frigos industriels, disposés, rappelons-le, grâce à l'Etat providence, qui a investit des sommes faramineuses afin de réguler le marché de la pomme de terre, a complètement perdu la main, c'est-à-dire son droit de regard dans ce qui se passe réellement dans ces fameuses chambres froides et qui se sont transformées en véritable succursale de rétention de stock et autres pénuries maquillées. La création de plusieurs «Epic», sous la tutelle du ministre de l'Agriculture tels que : Proda, Magoran, Magmos etc. qui sont agréés d'acquérir la pomme de terre auprès des agriculteurs pour la placer dans des chambres froides disséminées à travers le territoire de la wilaya, pour la déstocker par la suite en phase où la pomme de terre est réduite sur le marché. La crise serait elle cernée ? Il est encore trop tôt pour le confirmer hors et fort, comme l'aime à le souligner les responsables à chaque flambée des prix. D'autant que plusieurs manèges entre en lignes, où la plupart des prédicateurs, communément appelée : «grosses patates» connues sur la place publique chemine complètement à l' encontre de la ligne directrice proposée originellement par le ministère de l'agriculture. En un mot, il faudrait s'attendre, selon le baromètre mercuriale, à une autre hausse programmée du tubercule devenu d'ailleurs, une tradition d'une très mauvaise saveur, et dont le prix pourrait atteindre la barre des 100 dinars le kilogramme ( !?). «Le prix de 70 dinars le kilogramme qui est concédé actuellement sur le marché du gros n'aménage nullement notre clause de travail des plus pénibles, et dont sûrement vous connaissez l'existence, a l'exemple des prix fluctuantes des engrais, une main-d'œuvre agricole introuvable, trop onéreuse et autres problèmes climatiques et bureaucratique, dont nous sommes victimes, recouvrent a peine nos dépenses qui se chiffrent a des centaines de millions», explique un gros fellah de la région de Mascara. Les prétextes climatiques, pénuries, fisc, désengagement de l'état vis-à-vis de ces nouveaux gros riches d'agriculteurs (?) et autres dessins déloyaux, qui sont devenus légions pour faire cuisinier les consommateurs et autres ménagères dont le salaire de misère ne fait plus recette, ne sont plus palpables pour les ventres creux. Une dangerosité réelle, de l'avis de plusieurs personnes avertis, qui voit dans la mercantilisation de ce juteux secteur de la patate une mauvaise passe, qui n'est pas loin de porter préjudice à l'agriculture, et ce contrairement a ce qui se réalise dans les autres pays voisins. Ce qui est le plus dangereux dans ce jeu, c'est que la plupart des propriétaires des chambres froides se préoccupent de cette nouvelle manne de l'état providence au détriment d'une population résignée, qui demeure pour le moment silencieuse devant ce volumineux permis de voler à outrance. Un point de vue que partage un économiste de l'université de Mascara, qui dira-t-il : « Vu ce grand dérapage qui est due a un lobby agricole puissant soutenue par des voyoucraties en cols blancs, domine le marché et remonte les uns contre les autres où le seul perdant est l'Algérie; car l'élément spéculatif prend le dessus sans que l'état, qui pourtant distribue cette manne financière a outrance n'intervient plus pour mettre de l'ordre dans les rangs des grosses patates !». Néanmoins, enchaîne t-il, le marché souffre de l'absence des règles qui définissent les rapports entre ce qu'on appelle communément l'offre et la demande. C'est tout le système d'intermédiation qui s'est complètement englouti dans les textes et autres arrêtés qui entravent l'épanouissement du secteur de l'agriculteur. La distribution des richesses aux seules producteurs et autres gros fellahs via une manne financière des plus ahurissantes n'a pas eu l'effet escompté, où ni le Pnda, et autres solutions qui contribuent à favoriser l'intégration de l'économie nationale à partir de ces interactions n'est venue corriger les bavures à répétition au niveau des exploitations agricoles. Devant cette hémorragie, des deniers publics en se rendant compte que le soutien de l'Etat prévu pour la régularisation du marché de la pomme de terre ne profite qu'a un clan précis gavé par un argent fou jeté par les guichets des banques. Le ministère de l'Agriculture, qui empile à sa manière des erreurs monumentales, en instituant dernièrement la création d'une autre institution pour la «validation» des volumes stockés ou déstockés, pour que les différents détenteurs puissent jouir de la prime de l'Etat via des anciens contrôleurs qui faisaient parties de la direction des services agricoles. Dans cette affaire, selon, des fonctionnaires de la «DSA» de la wilaya de Mascara rencontrés n'ont pas voulu trop converser sur ce sujet, vu que le problème réside précisément dans ce volet, où les milliards réservés à la location des chambres froides, ainsi que les différentes primes allouées par l'Etat aux différents intermédiaires sont peu ou proues respectées. Dans cette optique, s'agissant de la manipulation d'argent, l'agriculteur, qui est toujours gagnant vend son produit qui reste toujours dans les locaux, dites «chambres froides», appuyés par la manne de l'Etat réconfort. Loin de faire un thème de propagande, les responsables centraux du ministère de l'Agriculture, savent incontestablement, que l'agriculture algérienne est encore loin des espérances avancées qui s'est avérée une faillite du système agricole. A l'heure actuel, aucun bilan n'est venu confirmer ou infirmer si une quelconque politique agricole au niveau de la wilaya tient la route, comme l'aime à le reproduire certains officielles devant les medias lourds pour se faire voir. La question qui revient à chaque fois devant ces scènes de gros sous de l'état providence, reste à savoir, à qui exactement profitent les profits de ces cercles très fermés? Pour plus de preuve : la pomme de terre est cédée à 70 dinars, les carottes à 60 DA et les navets à 80DA, la salade verte à 70 DA, les oignons à 50 DA, les poivrons d'une très mauvaise qualité à 70 DA, cravachent profusément les consommateurs. Pour les prix des viandes rouges, d'ailleurs, intouchables, se monnaye aux alentours de 1300 DA/le kilogramme, les viandes blanches on notera qu'a l'exemple des abats de poulets sont bradées à 380 DA/ kg. Les produits halieutiques, c'est-à-dire la sardine, qui était le baromètre des pauvres a vu son prix revu à la baisse entre 200 et 300 dinars le kilogramme au niveau des divers marchés à la sauvette, vu que pratiquement tous les marchés de proximité demeurent fermés dans la wilaya de Mascara. Pour les poissons blancs, quant à eux demeurent hors de portées des bourses moyennes. La liste est longue, et même des pages entières de notre journal ne pourrait contenir les abus et autres excès des prix enregistrés dernièrement sur les produits de première nécessité qui ont accusés une flambée destructrice, à l'exemple des légumes secs, le sucre, le café où certains grossistes se sont permis de faire augmenter le prix des différents huiles mis sur le marché en toute impunité. Pourtant, il parait que la loi face à ce phénomène persistant de spéculation est claire, ce qui donne droit aux responsables concernés à intervenir, lorsqu'il est constaté des hausses injustifiées. Le droit de regard de l'Etat, devant cette situation gangreneuse dans les quelques marchés des fruits et légumes(un seule)pour le chef-lieu de la wilaya, est derisoire. La profusion d'autres marchés demeure vivement souhaitée par une population qui ne peut plus joindre les deux bouts, qui depuis un certain temps, n'a plus le droit à l'accès à la patate et autres grosses légumes, dont les prix se sont complètement envolées. Si les chambres froides font la loi, dans la wilaya de Mascara tous les marchés de proximités demeurent fermés, et ce, devant le regard médusé des premiers responsables concernés par ce dilemme qui en dit long. Quand la plupart des responsables dans la wilaya de Mascara, se font servir par camionnettes entières de fruits et légumes, le peuple est tout nu !

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