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Manque de vision stratégique adaptée aux mutations internes et géostratégiques mondiales
Publié dans La Nouvelle République le 13 - 06 - 2018

Contrairement à certains discours récents de certains responsables déconnectés de la réalité, l'Algérie souffre cruellement de visions stratégiques pour se prémunir contre les chocs tant internes qu'externes au moment où le monde connaîtra 2020/2030 d'importants bouleversements géostratégiques dans tous les domaines. L'objet de cette présente contribution est l'analyse de l'incohérence du système d'information en général qui a des répercussions sur la politique socio-économique. Faute de tableau de bord réactualisé en Algérie, certains responsables, tout en se contredisant, apprennent les dysfonctionnements de leur secteur par la presse nationale.
Dix exemples qui montrent les inquiétudes tant des citoyens que des opérateurs nationaux/étrangers et leur méfiance du fait de manque de vision stratégique et cela ne date pas d'aujourd'hui :
-Premièrement, pourquoi ce manque de transparence comptable qui concerne tant les entreprises publiques-privées que les administrations et les services collectifs (ministères, wilayas). Ayant eu à diriger en tant qu'expert financier plusieurs audits sur Sonatrach assisté d'ingénieurs et d'économistes, l'une entre 1974-1976- puis de 1991/1992 et entre 2006/2007, très peu de changement depuis, ayant abouti toujours au même constat, la difficulté d'avoir des comptes transparents, la Sonatrach donnant annuellement des comptes consolidés qui voilent l'inefficience de certaines sections à travers les comptes de transfert. Dans ce cadre, je me félicite que la direction actuelle revoie le management stratégique de Sonatrach et que le PDG ait annoncé un débat avec les députés de l'APN afin d'éviter de faux procès de cette entreprise qui fait vivre l'Algérie.
-Deuxièmement, pour le stock d'or de 173 tonnes en 2018, pourquoi l'agence officielle algérienne APS émet chaque année de 2010 à 2018 qui constitue du réchauffé, une répétition de sa dépêche de 2009 ?
-Troisièmement, quel est le taux réel d'inflation non comprimé par les subventions mal ciblées et les impacts éventuels du financement non conventionnel, encore qu'il faille diminuer les dépenses improductives dont le montant serait supérieur aux subventions. L'analyse de l'inflation est incompréhensible sans saisir les liens entre le processus accumulation dont la prédominance en Algérie de la rente des hydrocarbures qui irrigue tous les secteurs, la répartition du revenu et du modèle de consommation par couches sociales. Pourquoi depuis des décennies n'a-t-on pas réalisé une enquête sérieuse sur la répartition du revenu national qui est indispensable pour une politique salariale cohérente ?
-Quatrièmement, l'organe d'information cerne-t-il correctement l'importance de la sphère informelle, produit de la bureaucratie centrale et locale devant distinguer trois ratios qui donnent des résultats différents : par rapport à la masse monétaire en circulation, par rapport au produit intérieur brut PIB et enfin par rapport à la population active occupée ou existent une véritable cacophonie des déclarations officielles de responsables.
-Cinquièmement, pourquoi ce manque de cohérence dans les décisions relevant tant du ministère du Commerce que celui de l'industrie qui démobilisent out entrepreneur investissant pour le long terme?
-Sixièmement, quels liens dialectiques entre la dépense publique, le taux de croissance réel et la création d'emplois productifs
-Septièmement, le bilan de la règle des 49/51%, de toutes les mesures administratives de restriction des importations sur les équilibres extérieurs du pays dont l'évolution des resserves de change ?
-Huitièmement, le pourquoi le dérapage accéléré du dinar algérien entre 1974/2018 tant par rapport à l'euro que du dollar ?
-Neuvièmement, où en est le tableau de la valeur, condition essentielle de la lutte contre les surfacturations que j'avais préconisé déjà en 1983 en tant que directeur général des études économiques à la Cour des comptes lors d'un audit sur les surestaries, reliant par réseaux d'information internationaux, les banques, la douane, le système fiscal , les ports/aéroports et les entreprises ?
-Dixièmement, où en est la politique de développement au sein d'une économie ouverte, face aux nouvelles mutations géostratégiques mondiales tant dans le domaine politique, sécuritaire, économique, social et culturel où nous assistons à un dépérissement du tissu productif malgré l'accroissement de la dépense publique. Comment dès lors a-t-on fait ces estimations livrées à l'opinion nationale et internationale qui discréditent l'image de l'Algérie et démobilisent les citoyens. Or des erreurs de politique économique peuvent se chiffrer à des pertes de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
En ce XXIe siècle avec la révolution d'internet et des télécommunications, l'information n'est pas le quatrième pouvoir mais le pouvoir lui-même. Il existe un théorème dit des 20/80% en management stratégique : 80% d'actions mal ciblées que l'on voile par de l'activisme ministériel ont un impact de 20% sur la société ; 20% d'actions bien ciblées ont un impact de 80% et devant tenir compte du facteur temps combinant les paramètres et les variables pour atteindre l'optimum global.
Ce qui est paramètres à court terme peut devenir variable à moyen terme, et ce qui est secteur stratégique aujourd'hui peut ne pas le devenir demain. C'est que l'ONS part des données micro-économiques des administrations et des entreprises en les consolidant au niveau macro-économique.
Si l'information de base est biaisée, cela donne des résultats au niveau global qui ne reflète pas la réalité. Et c'est ce que l'on constate malheureusement avec l'effritement du système d'information, où les bases de sondage sont différentes d'un organisme à un autre aboutissant à des données que contredit la réalité. Il faut donc uniformiser les méthodes d'enquêtes qu'elles soient exhaustives ou par sondage.
L'objectif stratégique surtout avec la révolution mondiale du système d'information, le risque de la cybercriminalité enjeu du XXIe siècle est de démocratiser l'information en ouvrant les médias lourds à un large débat économique contradictoire productif, personne n'ayant le monopole du nationalisme.
L'effritement du système d'information explique les discours contradictoires rapportés par l'agence de presse officielle algérienne de plusieurs hauts responsables. Le monde s'oriente vers la quatrième révolution économique mondiale fondée sur l'Etat de droit, la moralisation de la gestion de la Cité (bonne gouvernance) et l'intelligence artificielle et sans lesquels aucun développement durable n'est possible. Or, l'entropie a atteint ces dernières années un niveau inacceptable.
Dr Abderrahmane Mebtoul, professeur des universités, expert international


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